Les nationalistes flamands veulent des quotas, mais pas pour les femmes

Anvers (BE) — Les féministes flamandes sont furieuses que Bart De Wever (N-VA, nationalistes flamands) soit contre un quota pour les femmes dans le conseil des grandes entreprises, alors qu'il exige des quotas garantis pour les Flamands à Bruxelles.
Anvers (BE) — Les féministes flamandes sont furieuses que Bart De Wever (N-VA, nationalistes flamands) soit contre un quota pour les femmes dans le conseil des grandes entreprises, alors qu'il exige des quotas garantis pour les Flamands à Bruxelles.

Els Flour, présidente du Vrouwen Overleg Komitee (VOK) qui rassemble plusieurs mouvement féministes, a adressé une lettre ouverte au dirigeant flamand sur la question: les quotas sont un instrument contre les inégalités, qu'elles soient ethniques, linguistiques ou sexuelles.

 

« Les marchés sont avant tout peureux et notoirement pas intéressés par les processus de démocratisation. Cela ne veut pas dire que la société doit épargner les marchés des chocs et des secousses. Au contraire, on l'a remarqué ces dernières années, les marché se sont montrés peu sympathiques. Et si les quotas mènent à des problèmes de recrutement, au moins cela montrera où on en est: les lacunes seront visibles au lieu d'être cachées. »

 

« Les quotas sont tout à fait appropriés pour forcer les élèves un peu lents à se bouger un peu. Ce n'est pas un hasard si les femmes en Belgique sont étonnamment bien représentées en politique que dans les autres secteurs de la société. Le gouvernement fédéral a 39% de femmes, et dans le conseil des entreprises du Bel-20, seulement 8,5% de femmes. 7 des 27 procureurs sont des femmes, pas une seule n'est procureur-général. À l'université il y a moins de 10% de femmes professeur. »


Gaëlle Guéguen

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