Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux à ne plus arriver à joindre les deux bouts. La plupart ne se sent pas en mesure d'offrir le minimum à leurs enfants et sont pessimistes quant à leur avenir et celui de leur progéniture. C'est ce qui ressort d'une étude commandée par le FNV, un syndicat proche du Parti travailliste néerlandais, auprès de 2.000 de ses membres.
Ces travailleurs pauvres sont dans le nettoyage, le transport, font le taxi, travaillent dans les supermarchés, dans une des entreprises de poste (secteur totalement privatisé), ou enchaînent les missions d'intérim. Ils gagnent moins de 1750 euros net, un sur cinq doit emprunter de l'argent tous les mois pour vivre, et un tiers n'a plus d'argent pour se payer des vacances une fois par an.
Le bureau néerlandais des statistiques a calculé les conséquences des programmes politiques des différents partis en lice pour les élections du 9 juin: alors que la gauche promet le maintien du pouvoir d'achat quitte à taxer les riches un peu plus, la droite veut réduire la dette et souhaite lourdement ponctionner les pauvres et se refuse à toucher à la fortune des plus riches « pour faire repartir l'économie ». Ceux qui pensent qu'il n'y a aucune différence entre la droite et la gauche en sont donc pour leurs frais.