Sortir SURTOUT PAS couvert
L'association Warning est contente d’annoncer son bébé barebacker : le groupe Gaynok (encore un nom à coucher dehors, sans capote, sans gel, mais avec VIH) qui s’est constitué après un an de réunions et « d’ateliers » sur la joie de baiser sans capote quand on est séropo (ou bien). Un an pour former un groupe, c’est un peu long non ? Ne vous pressez pas les mecs, on n'a pas toute la vie pour choper le VIH !
Dans son communiqué de presse, Warning présente ces nouveaux militants comme des gays qui en ont marre d’être discriminés et d’être traités de tous les noms, criminels ou suicidaires. Les pauvres ! Ils ont décidé de descendre dans la rue pour distribuer leurs brochures qui exigent le droit de « vivre une sexualité épanouie et pourquoi pas sans capote ». Bon alors, dès le début, on ne comprend pas : ils prennent des capotes ou quoi ? D’un côté Warning nous dit sans arrêt que le qualificatif de barebacker est dépassé, mais ils se définissent comme tels. Au bout d’un an, ils ne sont pas arrivés à se définir ? Ils travaillent dans une « ambiance cool et sans prise de tête » (si je l'entends encore une fois cette expression à la con...).
Ils nous ont même rédigé une « Petite histoire du bareback » ! Super, j’attendais la version courte ! Ils se réuniront la prochaine fois le 6 avril et on saura l’endroit uniquement si on envoie un email. C’est quoi, une rave secrète pour plan Foutre? S’ils ont tellement envie de partager leur « sexualité BBK hors de sa clandestinité, l’anonymat ou le rejet », ça serait bien d’arrêter de se cacher non ? Ils sont combien, ces Petits Poucets du Plan Jus ?
