La revue 19 : quelques mots
Alors, Peggy. Pour son premier long texte depuis la refonte de Minorités, Peggy décide de prendre le noeud du caca du bordel de l'intégration à partir de son adolescence, quelque part dans l'Est de la France, un endroit où personne ne va mais qui, c'est étrange, se trouvait sûrement en meilleure forme il y a 20 ans. Ben oui, on y croyait tous à l'égalité à l'époque, on était tellement cruches. C'était les années 80 et même si les gens étaient mal habillés et qu'ils n'avaient pas les joujous technologiques de Now, il y avait encore un espoir qui n'avait pas été foutu en l'air par qui déjà? ah oui... la gauche.
Peggy écrit d'un jet, comme si elle était tombée dans un vieux bouquin d'Hubert Selby, avec plein de fautes de syntaxe faites exprès comme si elle était bloquée dans une capsule spaciale qui la remet sur les gradins du terrain de sport de son école où elle rencontre une beurette de son âge qui lui dit, en substance : « Heu, t'es pas au courant? T'es pourtant noire non? ». Shazam. More next week où Peggy nous amènera à la cafétéria, je crois.
Mehmet. Le sexymotherfucker. Ah on peut écrire n'importe quoi sur Mehmet car il n'est pas sur Facebook, hihi. A partir d'un très bon papier du NYT (vous avez remarqué, on ne parle que de ce quotidien ici), il arrive à écrire un article avec un titre qui effaie toutes les folles homosexuelles de Minorités : « Décoder la stratégie d'Al Qaeda ». T'es pas dingue, un titre pareil ? On va pas être repris par CitéGay, ça c'est sûr. Tout le monde va croire qu'on est des terroristes ! Eh, les mecs, revenez, on parle de profiling et de masturbation intellectuelle, c'est pour vous ! Car, franchement : qu'ont en commun tous ces terroristes ? Ils sont seuls. Lonely, comme Lil Louis ! Et ça tout le monde comprend.
Comme j'ai réussi à séduire (so to speak) Mark Gevisser sur FB, j'ai écrit un article en son honneur, à partir de deux de ses éditoriaux publiés dans le NYT (encoooore?). Je crois que c'est ce qu'on devrait faire à chaque fois qu'on lit un article de quelqu'un qui vous donne l'impression que tout devient limpide grâce à lui. On veut leur dire merci, à ces bons journalistes, qui n'ont pas peur de raconter des trucs intimes sur eux-mêmes, surtout quand ils abordent des sujets potentiellement explosifs. OK, on est des blancs qui écrivent sur l'Afrique, on a encore le droit non?
