Les syndicats se sont basés sur une étude de l'Université de Tilbourg selon laquelle le musicien professionnel néerlandais moyen gagne 12.000 euros par an, pas assez pour survivre. Cette baisse est surtout dûe à l'effondrement des royalties et des droits d'auteurs, même si l'essentiel de leurs revenus viennent de concerts et performances.
Les syndicats plaident donc pour une option « musique » que les internautes choisiraient avec leur abonnement à internet leur permettant de télécharger légalement la musique de leur choix. La jeunesse néerlandaise est tellement habituée à obtenir sa musique par téléchargement en quelques minutes que le retour à un système à l'ancienne, où il fallait aller acheter un disque dans un magasin (la plupart ont fermé leurs portes) ou par internet (jusqu'à plusieurs mois pour être livré), est inimaginable.
Les syndicats sont aussi en désaccord avec le gouvernement Balkenende qui veut interdire les téléchargements : le consommateur est alors criminalisé et les conséquences pour la vie privée sont disproportionnées. Ils plaident par contre pour une lutte contre la piraterie commerciale à grande échelle.