Le projet de loi, qui instituait la peine de mort pour les « homosexuels récidivistes » et les séropositifs, devait rendre aussi mener à la dissolution des organisation LGBT et la publication de matériel « pro-gay ». Il devrait être présenté en janvier au Parlement et, malgré les promesses du président ougandais, les organisations de défense des droits de l'homme et les associations LGBT vont continuer à exercer des pressions pour que cette loi ne passe pas.
Jon Tollefson, porte-parole du Département d'État américain: « On s'attend à ce que le président Museveni soit à la hauteur de sa réputation de leader dans la lutte contre le VIH et le sida en Afrique. C'est une question essentielle de droits de l'homme. [Ce projet de loi] fait obstruction aux traitements et à la prévention sur le front du VIH. »
« Il a été très clair sur le fait qu'il n'acceptera pas le retour de la meine de mort ou un durcissement de la loi sur la question. [Le Département d'État] s'attend à une décriminalisation totale des relations sexuelles entre adultes consentants. Il n'y a aucun doute à avoir là-dessus. »
Médecins sans frontières a nommé le VIH et le sida dans cette région un des dix sujets majeurs de préoccupation humanitaire. Le groupe Facebook francophone créé suite à l'article de Madjid Ben Chikh dans la Revue de Minorités a réussi à rassembler plus de 17.000 personnes en moins d'une semaine. Signe que le sujet touche beaucoup de personnes, même en France.