Quand la nuit meurt

Paris (FR) – Une semaine et déjà presque 10.000 personnes sur la page de Facebook « Quand la nuit meurt en silence ». Pour la première fois, une pétition d’organisateurs de clubs à Paris s’adresse à la classe politique responsable de la mort programmée et silencieuse de la nuit parisienne.  
Paris (FR) – Une semaine et déjà presque 10.000 personnes sur la page de Facebook « Quand la nuit meurt en silence ». Pour la première fois, une pétition d’organisateurs de clubs à Paris s’adresse à la classe politique responsable de la mort programmée et silencieuse de la nuit parisienne.  

7500 personnes ont signé la pétition qui exprime un sentiment partagé par beaucoup de personnes qui aiment sortir le soir. Les comparaisons avec les villes étrangères mettent en relief la triste dégringolade du clubbing parisien.  Ce qui est intéressant, dans cette initiative, c’est que la pétition s’adresse aux leaders politiques de la région (la Mairie de Paris, le Conseil Général, la culture).

 

Il existe désormais un lien formel entre ce déclin et la gestion de la nuit par ces autorités politiques en termes de pressions policières, de recul culturel, d’acharnement contre des noctambules que l’on ne veut plus voir dans une ville musée. Paris ne veut pas de clubbers. Cette capitale, qui se targue d’être à la vitrine de la création culturelle, ne l’est plus depuis longtemps.

 

Il est temps que les autorités répondent aux questions posées par cette pétition, à l’initiative de Technopol (l’association au service de l’electro), Plaqué Or (promotion d’artistes et organisateurs de soirées) et My Electro Kitchen (disquaire et organisateur).


Didier Lestrade

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