La Revue 161 : quelques mots

Minorités a pris quelques jours de vacances pour Pâques, de toute façon il n'y avait personne sur Internet et depuis il n'y en a que pour la décadence de la France #Cahuzac et on apprend que le patron de Têtu a acheté le magazine pour 1 euro alors qu'il serait actionnaire dans des sociétés offshore. Es-ce que je vois un problème ici ou faut-il regarder ailleurs?
Minorités a pris quelques jours de vacances pour Pâques, de toute façon il n'y avait personne sur Internet et depuis il n'y en a que pour la décadence de la France #Cahuzac et on apprend que le patron de Têtu a acheté le magazine pour 1 euro alors qu'il serait actionnaire dans des sociétés offshore. Es-ce que je vois un problème ici ou faut-il regarder ailleurs?

Pourtant cette Revue 161 de Minorités était entièrement tournée vers la morale, ou l'éthique, ou la décence ou les scrupules, vous choisissez le terme qui vous convient. Avec la crise de 2008, nous avons passé 4 années pendant lesquelles on nous a fait tout avaler et le peuple, comme on l'appelle, en a marre. Laurent Chambon nous donne quelques exemples de ce qu'il est possible de faire pour ne pas se laisser détruire par le chaos moderne. Et ça commence avec des choses simples : comment se nourir, comment moins acheter, comment ne pas se laisser envahir par Facebook et les insultes. Finalement, ce n'est pas de la morale, c'est un manuel de survie, comme beaucoup en créent, pour ne pas devenir dingues.

 

Parce que tout le monde, autour de nous, est en train de craquer. On reçoit des coups de fil de copains qui sont foutus hors de chez eux, qui n'arrivent plus à payer ceci ou cela et qui se retrouvernt à la rue. Pas nénécessairement sur le trottoir, mais à squatter chez l'un ou chez l'une, en attendant de remplir des papiers, d'autres papiers. Stéphane Delaunay nous offre ici un papier qui se penche sur le nombre des SDF LGBT tout en notant l'absence de données fiables en France, alors qu'elles existent dans les pays voisins. Et tous les jours, on reçoit des invitations sur FB pour telle fête, tel club, tel remix et on se demande : qui a vraiment envie de faire la fête comme si tout ça n'existait pas? A un moment, il va falloir se retourner vers les joyeux trentenaires qui font la fête et leur demander : "OK, vous vous amusez, mais normalement, c'est à VOTRE génération de s'engager pour aider les autres. Vous faites quoi exactement? C'est à VOUS de créer la relève. Parce que nous, on a donné".

 

Pour son premier article @Minorités, Elias Duparc prend le sujet par un biais évident : la prise de risques chez les gays, au niveau sexuel, n'est que le résultat du consumérisme sociétal. Comme les jeunes, on est encouragés par les grandes marques à prendre des risques, et c'est toute la société qui nous encourage à sauter à la corde du haut d'un viaduc, sans savoir si la corde est solide. Ce néolibéralisme touche donc toute la société et produit des effets spécifiques dans les minorités. C'est assez drôle qu'on se moque du bling bling des rappers à Miami quand on ne se moque pas des croisières gays et des sites bareback, non? Of course, les deux derniers textes ont été repris par rezo.net. Pas par les autres médias gays, hein.


Didier Lestrade

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