La Revue 86 : quelques mots

Une Revue sous le signe du sexe, bien que le texte de Julien Lecouturier sur lune enquête menée auprès de plusieurs lesbiennes de province et de la capitale n'est pas très axée sur la sexualité per se. Un petit débat a suivi sur FB pour savoir si ce résumé d'enquête était intéressant ou pas, s'il vallait le coup d'être publié ou pas, si c'était des poncifs récoltés par un garçon gay, ce qui crée toujours unangle déformant. Personnellement, je ne dirais qu'une chose. Cela fait des années et des années que je vois resurgir ce sujet de la représentation des lesbiennes dans les médias gays (ou pas) et ça me pompe d'ennui. La situation en France est encore pire que dans de nombreux pays, avec une mixité pas du tout aboutie, en comparaison avec des pays comme (au pif) le Chili ou le Brésil où les gays sont presque tous entourés de lesbiennes et vice versa. Moi je pose juste une question : c'est fascinant comment Minorités reçoit désormais des propositions de tous les côtés, des gens qu'on ne voyait pas venir, de la surprise complète, parce qu'à un moment, une paire de mains a envoyé un mail pour dire "ça vous intéresse ce papier?". Et chez les filles, rien. Même pas les amies des lesbiennes qui écrivent pour nous. Même pas les filles qu'on connaît nous. Alors ne me sortez pas que ces mails n'arrivent pas à Minorités parce qu'on est 3 garçons à faire Minorités donc il n'y a pas de "parité". Je vous mets au défi. I challenge you. I dare you. Si les trans y arrivent, alors les lesbiennes, c'est quoi le problemo exactement? 
Une Revue sous le signe du sexe, bien que le texte de Julien Lecouturier sur lune enquête menée auprès de plusieurs lesbiennes de province et de la capitale n'est pas très axée sur la sexualité per se. Un petit débat a suivi sur FB pour savoir si ce résumé d'enquête était intéressant ou pas, s'il vallait le coup d'être publié ou pas, si c'était des poncifs récoltés par un garçon gay, ce qui crée toujours unangle déformant. Personnellement, je ne dirais qu'une chose. Cela fait des années et des années que je vois resurgir ce sujet de la représentation des lesbiennes dans les médias gays (ou pas) et ça me pompe d'ennui. La situation en France est encore pire que dans de nombreux pays, avec une mixité pas du tout aboutie, en comparaison avec des pays comme (au pif) le Chili ou le Brésil où les gays sont presque tous entourés de lesbiennes et vice versa. Moi je pose juste une question : c'est fascinant comment Minorités reçoit désormais des propositions de tous les côtés, des gens qu'on ne voyait pas venir, de la surprise complète, parce qu'à un moment, une paire de mains a envoyé un mail pour dire "ça vous intéresse ce papier?". Et chez les filles, rien. Même pas les amies des lesbiennes qui écrivent pour nous. Même pas les filles qu'on connaît nous. Alors ne me sortez pas que ces mails n'arrivent pas à Minorités parce qu'on est 3 garçons à faire Minorités donc il n'y a pas de "parité". Je vous mets au défi. I challenge you. I dare you. Si les trans y arrivent, alors les lesbiennes, c'est quoi le problemo exactement? 

Madjid Ben Chikh revient sur le bareback du studio porno garanti sans capotes, Treasure Island Media. Très bonne analyse de ce que ça veut dire tout ça, le succès international, le logo avec tête de mort et sang, la difficulté d'en parler (c'est dégoûtant mais ça leur fait aussi de la promo) d'ailleurs, regardez, pas de papier d'analyse dans les médias gays sur ce studio, tout le monde fait comme si ça existait pas mais tout le monde va sur le net pour télécharger les films. Nous commençons à avoir un bon débat à Minorités sur ce thème, il y a encore beaucoup à dire (pourquoi Machofucker est meilleur car c'est pas filmé d'une manière aussi glauque) et plusieurs avis sont exposés, ce qui permet de se faire une meilleure idée, ce qui est notre but.

 

Et comme je ne voulais pas qu'on finisse cette revue sur la sexualité sous un angle négatif (un retranchement lesbien dans la visibilité, un retour en arrière de la prévention du sida chez les gays), je me suis fendu d'un début de défense du porno à partir des reproches que l'on fait généralement à cette création filmographique qui est supposée être la source de toutes les catastrophes culturelles de notre époque. Porno is the new black, goddamit! Get used to it!


Didier Lestrade

Imprimer

Enregistrer en PDF

Partager sur facebook

Partager cette article sur TwitterPartager sur Twitter

Restez dans la boucle

FacebookRetrouvez Minorités sur Facebook

TwitterSuivez Minorités sur Twitter