Wilders: les fonctionnaires risquent de démissionner
D'après une enquête interne, les fonctionnaires ayant des sympathies pour les travaillistes (PvdA) ou les Verts (GroenLinks) sont les plus à même de démissionner (75%), mais même les sympathisants centristes (D66) ou chrétien-démocrates (CDA) se posent la question (60%). Les fonctionnaires votant à droite (VVD) ou pour l'extrême-droite chrétienne (SGP) sont ceux qui ont le moins de problèmes avec l'extrême-droite au pouvoir.
Les sondages à une semaine du scrutin municipal prévoient un tiers des sièges aux conseils municipaux d'Almere et de La Haye pour Geert Wilders, deux villes où les classes moyennes inférieures et blanches sont très nombreuses.
Parmi les petites phrases reprises par les médias néerlandais: « Mon discours est traduit ensuite par les travaillistes présents en arabe. » « Le parti travailliste ne parle pas la langue du peuple, mais l'arabe. » « Les foulards seront interdits dans les bâtiments publiques, mais pas les croix ou les kippas, qui appartiennent à la culture néerlandaise. » « Les travaillistes sont un club arrogant sûr de lui-même mais les résultats des prochaines élections va les faire chanter un ton plus bas. » « Si ce gouvernement avait obtenu ce qu'il voulait, à chaque coin de rue il y aurait eu un minaret et un bureau d'aide sociale. »
Le programme du PVV tient en quelques mots: « plus de police, plus de sécurité avec des commandos urbains, moins de fonctionnaires et aucune pitié pour la racaille criminelle. »
La démission de fonctionnaires aura surtout pour conséquence d'aider Wilders à réaliser ses promesses de campagne, donc.
