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— Freedom For Sale
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

Oui, tout est à vendre. Même la Liberté. Onze Septembre, vous comprenez. Mais comme à Minorités on ne fait pas tout exactement comme les autres, cette semaine on a concocté un numéro spécial sur la Liberté. À vendre. Ou pas, d'ailleurs. D'abord, un texte de Didier Lestrade sur la liberté obtenue par la sortie du placard, suite à l'article de Secret Scow du numéro précédent. Ensuite, une lettre de Philippe Coussin-Grudzinski à Jean-Claude (DRH) sur le travail, la liberté, et la joie immense d'avoir « un beau profil ». Enfin, un texte de Christophe F. Ennajoui sur le sort des « fous » en 2011. Et leur privation de liberté.

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Pas de liberté sans coming-out

par Didier Lestrade - Samedi 10 septembre 2011

Il existe un mot récurent dans la house noire américaine, c'est le mot free. Reprenant ici le thème central des grands genres musicaux noirs comme le Jazz et le Blues, la house a créé un pont, dès sa naissance, vers ce sentiment de liberté. Venant de producteurs et d'artistes noirs, hétéros ou non, les disques parlaient de liberté comme si la house était un exutoire à ce besoin, comme à la messe. Dès le début, et ensuite, ces disques  comme That's The Feeling des Wamdue Kids ont jeté les bases de cette musique qui appelait à se libérer. Mais de quoi? De tout et surtout de la place que nous occupons dans la société. La house est apparue quand les Noirs américains, dans les années 80, ont à nouveau exprimé cette soif de liberté, rajeunissant le discours sur l'esclavage à travers la dance music la plus extrême qui ait existé à ce moment. C'était comme un trop plein d'énergie et de la lave qui bouillait, il fallait que ça sorte, comme dans le rap.

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Lettre à Jean-Claude, DRH

par Philippe Coussin-Grudzinski - Samedi 10 septembre 2011

Objet : j’aimerais bien travailler, un jour. Bonjour Jean-Claude,

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Le sort des fous

par Christophe F. Ennajoui - Samedi 10 septembre 2011

C’était le caca nerveux du président. Une loi de merde pour la psychiatrie. « Je ne vous laisserai pas tranquille » avait-il promis. Une loi démente, comme un corps sans organes, a été pondue par les fous furieux du gouvernement. Ils ont eu très peur, le président a tenu à les rassurer en prononçant un discours dans un hôpital psychiatrique non moins dément alors que les malades étaient enfermés dans leurs chambres.

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