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— In my House
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

Alors que le monde entier retient son soufle à propos du Japon et de la Libye, la seule chose qu'on peut faire ici, à notre niveau, c'est être en empathie. Pour ça, il n'y a rien de mieux que la musique. Music, Love, Unity, c'est le message principal. Revue spéciale musique, donc, avec un tentative de Tiphaine Bressin pour comprendre pourquoi la dance a perdu une partie de sa diversité, une méthode en sept points pour ne plus rater ses morceaux par Laurent Chambon, et la force (ou pas) de la Pop en période de crise, par Didier Lestrade.

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7 Ways to House

par Laurent Chambon - Dimanche 13 mars 2011

Maintenant, quasiment tout le monde peut faire de la musique. Il suffit d’avoir un iPhone, en gros. Pour peu que vous soyez équipé d’un ordinateur, il existe vraiment plein de programmes qui vous permettent de produire de la musique au kilomètre, parfois avec des boucles toutes prêtes. Ce n'est pas une raison pour massacrer le genre: les blacks et les folles ne l'ont pas élevé au rang d'art pour que ce soit repris comme ça, sans élégance. Comme j’en ai vraiment marre d’écouter les merdes pondues par tous ces DJs blancs hétérosexuels qui pensent qu’ils sont de grands compositeurs juste parce qu’ils ont un Mac, j’ai décidé de révéler ce que j’ai appris ces dernières années sur la House. En sept mini-leçons.

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Pop : l’époque débile

par Didier Lestrade - Dimanche 13 mars 2011

Normalement, chaque grande crise économique provoque une nouvelle forme d’expansion artistique dans la musique. Le rap est apparu avec les premiers moments d’impatience minoritaire suivant la période des droits-civiques. La disco et le punk sont apparus à cause de l’ennui musical des mid-seventies. La house s'est développé avec le sida et la techno a toujours été, dès sa naissance, un courant contestataire. Et ne parlons pas du rock, du blues, du jazz. Trois ans après le début de la plus grande crise économique des temps modernes, le constat est tombé: la pop répond à la crise en devenant… plus idiote.

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Dance music : le syndrome Junior Vasquez

par Tiphaine Bressin - Dimanche 13 mars 2011

Le déclin constaté de la dance music — et de la musique de qualité, critère hautement subjectif, en général mais ce serait trop vaste — ne peut être que flagrant. À peine une vingtaine de titres dans l’airplay 100 des radios en 2010 [1], et concentrés sur très peu d’artistes. Au hasard: David Guetta, Antoine Clamaran, Laurent Wolf, Lady Gaga et quelques licences chez Happy Music. Le reste: nada. Les ventes de disques 2010 reflètent cette tendance de manière encore plus frappante. Ce n’est pas que la dance soit absente : elle a même plutôt très fortement progressé, pour atteindre 2.6 % des ventes en 2010, après s’être effondrée à 0.8% en 2002. Mais plus aucune trace de ceux qui pouvaient encore occuper, même à des rangs modestes, ces classements il y a dix ans. Balayés, les Supermen Lovers, Etienne de Crecy, Demon et autres Alex Gopher. Et ceux qui trustaient déjà le hit-parade dans le passé récent continuent : David Guetta – Black-Eyed Peas, même combat, RiRi, GaGa, Taio Cruz, la liste s’égrène ad nauseam. Un peu péremptoirement peut-être, j’attribue ce déclin à Junior Vasquez, l’étoile montée trop haut, trop fort.

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