56
— VIH +29
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

Vingt-neuf ans qu'on entend parler du sida. Quasiment trois décennies d'angoisse, de mort et de déni. Et comme on n'avait pas du tout envie de parler des oreilles policières de Nicolas ou des coups de fil opportuns de Carla, on s'est dit qu'il était temps de consacrer une revue spéciale au sida. Pour cette Revue 56 intitulée « VIH +29 », Madjid Ben Chikh nous a envoyé de Tokyo un texte incroyable qu'on a dû couper en deux parties, une chose qui met les choses sérieusement en perspective, et Philippe Adam se demande de son côté si la recherche en sciences sociales autour du sida est à la hauteur de ce qu'on peut en attendre. Et vous croyiez qu'on pouvait faire un numéro sur le sida sans la Lestrade, hein? Vous rigolez, ou quoi? Il est , en embuscade, pour un coup de gueule hors revue, mais en parfaite continuité. Thirty years? Let's party... Not.

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La démission (Première Partie)

par Madjid Ben Chikh - Vendredi 12 novembre 2010

Trente ans. L'année prochaine, cela fera trente ans que, pour la première fois, le grand public entendait parler d'une maladie inconnue, frappant essentiellement les homosexuels américains de sexe masculin âgés de trente ans, fréquentant les clubs de nuit et multipliant les rencontres, consommant du poppers. Que de chemin parcouru depuis le « cancer gay »... L'espoir de voir un jour un vaccin a disparu, mais le succès indéniable des traitements a totalement changé la donne. Le VIH est désormais regardé comme un mal incurable, mais pour laquelle il existe des médicaments le rendant gérable, vivable, bien plus que le diabète ou les troubles thyroïdiens.  

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La démission (Suite et fin)

par Madjid Ben Chikh - Vendredi 12 novembre 2010

Le sida a une histoire : la démission. [Suite de la Première partie]  

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Sciences sociales et prévention du sida : le temps de se reprendre ?

par Philippe Adam - Vendredi 12 novembre 2010

Selon Le Journal du Sida, le rapport entre la recherche en sciences sociales et la lutte contre le VIH, dans la prévention du VIH notamment, serait arrivé à un tournant [1]. Avec la notion de « recherche communautaire » qui remplacera l’ancien terme de « recherche action », nos collègues de l’Agence Nationale de Recherches sur le Sida (ANRS) nous proposent un nouveau départ. Pourtant, au-delà de l’annonce d’un partenariat renouvelé entre la recherche, la pratique et les communautés, a-t-on véritablement identifié les nouvelles connaissances qui devraient être produites par les sciences sociales pour renforcer l’efficacité de la prévention ? A-t-on pris acte des raisons profondes qui ont jusqu’ici empêché la production de ces connaissances ?

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