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— Enfants des colonies
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

Après un numéro 54 un peu loufoque sur le cinéma, cette revue nouvelle de Minorités revient vers des sujets moins funky. Au programme de ce numéro spécial « Enfants des colonies » totalement subjectif et revendiqué comme tel : race, couleur, sexe, oppression, frontières, médias, politique, colonies... Comme d'habitude, en fait. Tout d'abord l'œil extérieur (suisse, en fait) de Nasha Gagnebin sur les identités en France. Ensuite, un texte court mais percutant de Lo Ann Dali sur les mouvement sociaux et les minorités, histoire de remettre les choses à leur place. Pour finir, un cri du cœur de Didier Lestrade sur De l'autre côté et cette « chose » israélo-palestinienne qui le révolte. Comme beaucoup d'autres, en fait, non?

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Black, Blanc, Beur. Et puis c’est tout.

par Nasha Gagnebin - Dimanche 07 novembre 2010

J’ai la chance, ou la malchance — tout est question de point de vue — de cumuler plusieurs minorités. En Suisse, le pays qui m'a offert ma nationalité actuelle et où j’ai habité jusqu’à mes 25 ans, j’en cumulais encore plus qu'en France où je vis depuis. Là-bas, je collectionnais pas moins de sept catégories de minorités. Je suis donc, par ordre de difficulté croissante : adopté, naturalisé, gaucher, protestant, gay, et d’une couleur de peau différente.  

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Je ne suis pas raciste donc mon discours n’est pas raciste

par Lo Ann Dali - Dimanche 07 novembre 2010

« Il n’existe pas de racisme d’Etat à l’heure actuelle » / « Tous les peuples ont souffert de la traite négrière » / « Ces femmes voilées m’agressent »  / « Les homos s’exposent, c’est pour cela qu’ils se font agresser » / « C’est contre nature » / « On ne peut pas parler des Juifs sans être taxé d’antisémitisme ! »

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De l’autre côté : Jérusalem

par Didier Lestrade - Dimanche 07 novembre 2010

Il y a un an, j’ai rencontré pour la première fois Jean Stern. Mon mari me disait sans arrêt : « Il faut que tu lui parles ». Quand je l’ai vu, à la terrasse d’un restaurant de Belleville, je me suis senti tout de suite à l’aise. Notre parcours a beaucoup de points communs, mais on ne s’était jamais parlés. Bêtement, j’ai commencé par lui faire des compliments pour la revue dont il est l’éditeur, De L’autre Côté.

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