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— La Barbe !
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

Pour ce numéro spécial barbe, très poilu et Chambonesque, Minorités a demandé au plus jeune des Chambon, Olivier aka Babozor, de nous raconter sa barbe et ce qu'il appelle la barbitude. La version hétéro geek bricoleur de la chose, en gros. Ensuite Laurent, son frère aîné, complète cette histoire à sa façon, c'est à dire plus politique. Forcément. Enfin, une primeur : non seulement la Lestrade s'est lui aussi laisser pousser la barbe mais il pense aussi que le moment qu'il attendait depuis quarante ans, c'est finalement maintenant. Celui des barbus.

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La barbe et la barbitude

par Olivier « Babozor » Chambon - Dimanche 26 septembre 2010

Même si vous n'en avez pas forcément conscience, tout le monde a son uniforme. Un simple coup d’œil dans le métro vous permettra d’en prendre conscience: que ce soit les costumes gris des pseudos financiers de la ligne 1, les weshes avec leurs casquettes ridicules ou les filles faciles avec leurs fringues trop courtes et la cuisse trop dodue. Au-delà des tendances et de la mode, la plupart des gens ont une série de vêtements qu’ils affectionnent particulièrement.

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Les barbes signent la fin d'une époque

par Laurent Chambon - Dimanche 26 septembre 2010

La barbe est de retour. Pas uniquement comme gadget tendance. Elle correspond surtout à la montée de l'intelligentsia verte ultra-diplômée du Nord-Ouest des États-Unis, des post-grunges de Seattle aux cyclistes barbus de Portland. Et comme les mouvements sociaux, politiques et esthétiques de la Côte Ouest finissent par aller vers l'Est et nous toucher, il faut savoir que la barbe a déjà atteint New York et Anvers. Sommes-nous prêts ?

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Le rétrofutur gay est là, sur nos visages

par Didier Lestrade - Dimanche 26 septembre 2010

La barbe est aujourd’hui le nouveau signe de reconnaissance gay. Après dix ans de montée en puissance de la marginalité bear, les gays qui portent la barbe aujourd’hui ne se revendiquent pas nounours, ils ne crient pas « Woof ! Woof !» dès qu’ils voient quelque chose qui les excite, ils sont barbus parce que c’est la masse homosexuelle qui est en train de s’approprier un look qui date des années 70 et du sommet de la culture clone, celle d’avant le sida. Ce n’est pas la résurgence d’un symbole, comme tout ce qui touche aux cycles de la mode. C’est la marque de l’homosexuel moderne, le résultat de quarante ans de maturité culturelle qui se confond de plus en plus avec le look hétérosexuel qui, en fait, reste toujours le fantasme N°1 des gays. Quel méli mélo !

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