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— Carnival
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

« Carnival » est le nom de cette Revue. Car le carnaval y est central. Parce-qu'il permet d'occulter l'épidémie de VIH en Guyane, une épidémie terrible, à en lire Louise Culot qui a enquêté sur place. Parce-que pour Richard Mèmeteau, le carnaval permet de comprendre un peu mieux l'Europe, la Batavie et sa façon un peu kinky de (ne pas) gérer les identités. Enfin parce-que se montrer dans la rue est le début d'une reconnaissance collective, comme ce rêve de Didier Lestrade d'une Arab Pride™ à Paris. Sortez vos masques, vos plumes et vos tambours.

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La Guyane, l'autre pays du sida

par Louise Culot - Jeudi 16 septembre 2010

Peu de gens connaissent la Guyane. On la situe souvent quelque part entre l'Afrique du l'Ouest et les Antilles, au hasard, sans vraiment savoir. En fait, les gens connaissent deux choses sur la région : Kourou et le sida. La richesse et la pauvreté. Le Conseil national du Sida et les associations comme Tjembé Rèd dénoncent une prévalence du sida catastrophique pour un département français, avec des taux identiques à certains coins d’Afrique. Et on se demande vraiment ce que fait Christiane Taubira sur le sujet.

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Et soudain, un carnaval en Gueldre

par Richard Mèmeteau - Jeudi 16 septembre 2010

Je ne connais pas grand chose aux Pays-Bas ni à la Gueldre, et je ne connais pas grand chose au carnaval. Quand des amis de Curaçao m'ont conduit à Arnhem pour simplement voir un carnaval, je me suis dit que ce serait une occasion supplémentaire de relever le défi de draguer sans danser au beau milieu d'un bal populaire [1]. Deux verres de punch et un premier mini-char plus tard, j'ai réalisé combien ce carnaval est une idée géniale. 

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Il nous faut une Arab Pride™

par Didier Lestrade - Jeudi 16 septembre 2010

Je me rappelle avoir été terrorisé par le carnaval de Fort-de-France, en 1993. Je passais 15 jours de vacances en Martinique et un de mes meilleurs amis nous avait amené à des petits carnavals de village, avec quelques centaines de mamas et leurs enfants qui se promenaient sur la route, en haut d’une colline. Mais Fort-de-France, c’était différent. On m’avait prévenu. « Tu ne te laisses pas embarquer, tu fais ce que tu veux ».

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