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— Move on
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy

Dans cette revue, une des dernières, nous vous proposons trois textes qui abordent le post-Minorités avec des gens qui se demandent comment ils vont faire après, et d'autres qui proposent déjà quelque chose. Car il est temps de passer à autre chose : soit tout laisser tomber et subir l'ignorance et la méchanceté, soit faire un truc au niveau supérieur, take it to the next level. C'est à vous de décider, donc. ♫ Brothers and Sisters

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Hater

par Kerlouan — - Lundi 17 février 2014

C’est l’histoire d’un thirtysomething qui apprend dans un article la mort programmée de Minorités, alors qu’après cinq années de circonvolutions, de je-m’y-mets-demain, il se décidait enfin à soumettre quelques propositions d’articles. De l’art du contretemps comme origine et symptôme du mal : la procrastination. Qui rime avec masturbation mais c’est un autre débat. Au-delà de la question du timing, ce testament de Minorités sonne pour lui comme un dernier avertissement.

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Comment je me suis enfin engagé

par Philippe Coussin-Grudzinski - Dimanche 16 février 2014

Avant Minorités, je n’aimais pas trop la presse communautaire. Je ne trouvais pas que des news sur le coming-out de tel acteur, de tel nageur, de tel footballeur, servait la cause. Je ne trouvais pas qu’enchainer les critiques musicales sur telle ou telle diva refaite servait la cause. Je ne trouvais pas que faire de True Blood une série bareback servait la cause. Avant Minorités, je voulais simplement qu’on me foute la paix, qu’on me laisse me marier si je veux, adopter des enfants si je veux mais sans en faire, non plus, un objet de revendication. Je trouvais ça stupide, de m’engager pour le mariage pour tous, l’adoption, l’égalité, parce que je suis gay. Je trouvais que la France avait d’autres problèmes à régler, je ne comprenais même pas qu’il y ait débat. Alors je ne manifestais pas, et j’attendais, enfin, d’avoir le choix de ne pas me marier.

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Entre les motorcités de Detroit et St-Etienne

par John Speed - Lundi 17 février 2014

Ici c'est définitivement pas Berlin. Ma pauvre ville avec ton club et demi, ta scène techno qui peine à se trouver (et alors à se fédérer, n'en parlons pas), même si j'ai toujours l'espoir que de ton passé industriel, de ton statut de ville galérienne, finisse par jaillir l'énergie spectrale d'une vraie motorcity, genre Detroit-en-Forez, je suis obligé de reconnaître que pour le moment c'est pas encore tout à fait ici que ça se passe...

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