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— Sac de nœuds
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy

En attendant la version papier et le clap de fin, voici une revue spéciale sac de nœuds. Tout d'abord avec Christelle Destombes sur la domination masculine par le viol dans l'espace public. Ensuite avec Guillaume Didier qui explique aux jeunes ce qu'est qu'être gay. Enfin avec Laurent Chambon qui se demande pourquoi la musique d'aujourd'hui est aussi virile. ♫ If U Got It

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Arme de domination masculine

par Christelle Destombes - Dimanche 02 février 2014

Peut-on à partir d’une expérience personnelle, aussi douloureuse soit-elle, extrapoler sur de l’universel ? Ce texte n’a pas cette prétention ni cette vocation. Mais il arrive que des incidents de notre petite histoire résonnent avec des plus grands mouvements auxquels on assiste impuissants. Dans la genèse de Minorités, il y avait cette idée de pouvoir exprimer des points de vue à partir de son vécu, ce qui n’est pas l’apanage en règle général du journalisme, mais exige un léger décalage et un engagement dans son texte. C’est peut-être cet aspect qui a fait qu’écrire pour Minorités se révélait difficile, parce qu’il fallait se livrer. J’avais ce texte en brouillon depuis plusieurs semaines quand Didier Lestrade a annoncé la fin prochaine de Minorités. Je n’avais plus d’excuses, il fallait y aller !  

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Manifeste pour les gays normaux-chiants

par Guillaume Didier - Dimanche 02 février 2014

Les trentenaires sont décevants. Ils ne s’expriment pas, ils ne s’engagent pas, ils se cassent à l’étranger quand ils en ont l’occasion (tant mieux pour eux) et laissent ceux qui sont restés derrière patauger dans la merde. Ils ne sont pas capables de réfléchir et d’avoir de réflexion sur eux-mêmes pour avoir quelque chose à transmettre. C’est des procrastinateurs. Au moins, nous les baby-boomers, on est une génération de doers.

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Pourquoi les DJs sont devenus chiants

par Laurent Chambon - Dimanche 02 février 2014

Quand on écoute la house, le funk et la disco d’il y a vingt ans ou plus, on est frappé par le manque de virilité de ces musiques, surtout comparées à ce qu’on entend aujourd’hui. Kool and the Gang chantent en falseto, Opus III c’est quand même super gentil, Inner City c’est ghetto mais pas un truc de maquereaux sous stéroïdes. Aujourd’hui, les DJs sont hétéros et blancs, Rihanna a une crête kepon et pour trouver des folles il faut vraiment beaucoup chercher. Mais que s’est-il passé ?

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