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— Bugs
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy

Une revue disparate cette semaine, avec un texte de Thierry Schaffauser sur la pénalisation des clients des prostitué(e)s, un autre de Gwen Fauchois sur les lesbiennes au cinéma, et un dernier de Didier Lestrade sur feu Lou Reed. ♫ Transformer

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La pénalisation contre-productive

par Thierry Schaffauser - Dimanche 03 novembre 2013

Quelle que soit nos différentes positions sur la question de la prostitution, que nous soyons en faveur de son abolition, ou que nous soyons en faveur de sa reconnaissance comme travail sexuel, ou que nous ayons une autre opinion encore, nous voulons toutes et tous une vie meilleure pour les prostitué-e-s. La députée PS Maud Olivier veut proposer une loi afin de pénaliser les clients des prostitué-e-s. L’objectif de sa proposition est de plusieurs ordres. Il s’agit de faire diminuer voire disparaître la prostitution, de lutter contre la traite des êtres humains et l’exploitation, et d’utiliser la loi comme moyen d’affirmer un principe normatif selon lequel la prostitution est une chose mauvaise.

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Adèle bleu sec — lesbiennes en mode mineur

par Gwen Fauchois - Dimanche 03 novembre 2013

Osons d’entrée cette donnée, je n’ai pas vu La vie d’Adèle. Et je n’ai pas l’intention de la voir. Pour des raisons qui me sont très personnelles et n’ont pas grand-chose à voir avec les polémiques. Il se trouve que je suis plutôt adepte d’un cinéma fondé sur l’art de l’ellipse aux antipodes de la méthode Kechiche. Qui plus est, là encore à titre individuel, si un scénario mettant en scène des lesbiennes adultes assumant leur sexualité m’aurait sans doute intriguée, je suis lasse des histoires d’enfants et/ou d’initiation. Faute de grives ? Je n’ai pas pris goût aux merles.  

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Mon Lou Reed à moi

par Didier Lestrade - Dimanche 03 novembre 2013

Au début des années 70, mon frère Lala, qui a toujours été le leader de la famille en matière de musique (il est compositeur et interprète) découvrit David Bowie au moment de Hunky Dory. Nous étions dans l'attente de l'artiste pop qui saurait utiliser l'ambiguité sexuelle d'une manière très moderne. On s'est mis à dévorer Bowie puis Lala a remonté la source des premiers disques, plus folk. Au même moment, il y avait bien sûr T.Rex mais c'est à cette époque que nous avons commencé à faire le lien avec la Factory de Warhol. Sur les photos, il y avait Joe Dallesandro mais surtout, avant, on avait remarqué ce mec, immobile, les cheveux noirs, les lunettes noires. Le Velvet Underground. Dans une poursuite à l'appropriation des stars, j'ai décidé devant tout le monde que Lou Reed m'appartiendrait, les autres pouvaient l'aimer bien sûr, mais comme Lala s'était approprié Bowie, Lou Reed serait ma chose, ma spécialité, my precious.

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