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— Spring Break
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

On annonçait une crise de merde qui allait bien durer quand on a lancé les premières revues de Minorités. Oiseaux de malheur, pisse-vinaigres, vieilles aigries... Encore Lestrade et ses copines qui tirent la tronche. Cent-soixante-trois numéros plus tard, la crise est encore plus grave et longue que prévue, sans aucune résolution à l'horizon, à tel point qu'on trouve le mot «crise» un peu faiblard. Heureusement, cet interminable hiver 2013 touche à sa fin. Alors pour célébrer le retour du soleil, voici un numéro disparate, sans lien vraiment fort, juste histoire de maintenir vos cerveaux en fonction encore un peu plus longtemps. Didier Reynaud, Teklal Neguib et Hélène Hazera sont dans la place. Enjoy. ♫ Ease the Pressure

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Kanbghik (je t’aime)

par Didier Reynaud - Dimanche 21 avril 2013

Sans paraître prétentieux (et en même temps cela vous regarde), j’avais anticipé certains des événements de ces derniers temps en ce qui concerne les débordements liés à l’homophobie qui règne dans notre doux pays. C’est à la suite de la conférence de Mme Taubira à la Sorbonne, il y a plus d’un mois (le 18 mars) que je me suis réellement interrogé sur notre responsabilité de ce qui arrive aujourd’hui. 

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Les enfants d’au-delà

par Teklal Neguib - Dimanche 21 avril 2013

Il est des sujets difficiles, violents, douloureux, que nul ne souhaite voir aborder, tant ils terrifient, tant ils pétrifient ceux qui les vivent, tant il est ineffable. Il est le sans-mot, le sans-espoir. Il est l’enfer éternel en un monde qui se veut à la recherche du perpétuel bonheur, de l’épanouissement personnel, de l’accomplissement de soi. Il est celui dont tout le monde s’éloigne, cela pourrait porter malheur. Il n’est pas dans la nature humaine de l’envisager, de le concevoir, car en effet, nul parent ne devrait être orphelin de ses enfants ! Car il est là, le sujet: la perte de l’enfant, du bébé né ou à naître, de celui que l’on a aimé, que l’on aime encore, que l’on aimera toujours.

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Houmous la douleur s’amasse ou s’émousse?

par Hélène Hazera - Dimanche 21 avril 2013

Si Michel Cressole avait une silhouette bien à lui, Philippe Houmous était un joli garçon d’allure passe-partout et ne cherchait pas à se distinguer par ses tenues. Je me souviens d’un petit anorak avec la capuche bordée de fausse fourrure qui, en hiver, me saute encore aux yeux, au détour d’une rue.

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