147
— Non à l'égalité ?
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

À Minorités ça fait plusieurs décennies qu'on défend, individuellement et collectivement, l'égalité pour tous, partout. Autant dire que le « débat » sur l'ouverture du mariage civil au couples du même sexe, on commence à en être FATIGUÉS. Nous voulons l'égalité, point. Celle de se marier avec un homme ou une femme ou de ne pas se marier, de faire des enfants ou pas, d'en adopter ou pas. Nous ne demandons aucun droit spécial pour personne, juste l'égalité pour tous. On pensait pouvoir ENFIN passer à autre chose, mais non, aujourd'hui ce n'est toujours pas possible. Une revue de mise au point avec trois articles sur le sujet: Florian Chavanon sur Boutin comme métaphore de l'état du pays, Cyrille Morin sur les joies du placard obligatoire et Marco Lobo sur Chicago, la frivolité et le pourquoi des révoltes LGBT. Hors-revue, quelques friandises : une tribune de Laurent Chambon passée chez nos amis de Slate cette semaine, et un best of du pire des arguments qui nous hérissent par Didier Lestrade.

barre de séparation

Christine Boutin et son cousin germain sont dans un bateau

par Florian Chavanon - Samedi 17 novembre 2012

« L’égalité, ce sont les mêmes droits pour tous, quelque soit son sexe, son orientation. » C’était l’une des phrases fortes du premier grand meeting de campagne de François Hollande. Le 22 janvier 2012, les associations LGBT, les gouines, les pédés et les trans’ présents au Bourget laissaient exploser leur joie au milieu d’une foule où les drapeaux du PS côtoyaient quelques rainbow flags. Le candidat socialiste affirmait l’égalité des droits et portait haut et fort dans la campagne présidentielle les couleurs du changement. 

[Lire la suite]

barre de séparation

J’ai cru bien faire en cachant qui je suis

par Cyrille Morin - Dimanche 11 novembre 2012

J'ai cru comprendre un  jour que si je travaillais bien à l’école j’aurai un bon travail. Alors j’ai étudié. J’ai cru comprendre un jour que si j’étais poli et discret je serais accepté. Alors j’ai été courtois et j’ai rasé les murs. J’ai étudié jusqu’à en être essoufflé par cinq années de thèse. J’ai été poli et presque silencieux. J’ai obéi et j’ai subi. Quelque part on m’a dupé et j’ai été victime mais je dois admettre qu’il s’agissait d’une soumission librement consentie. J’ai accepté de taire mon homosexualité à mon travail. J’en ai fait un secret de polichinelle et mon patron s’en est saisi comme d’une faiblesse. Combien de fois n’avais-je pas entendu que les homosexuel.le.s n’ont pas besoin de « s’afficher » et que ceux qui le font s’exposent à un opprobre bien mérité. 

[Lire la suite]

barre de séparation

Chicago : le calendrier de la biture

par Marco Lobo - Dimanche 11 novembre 2012

Les détracteurs du mariage — de l’adoption — pour les gays ont toujours eu un argument imparable : les gays sont trop frivoles pour s’occuper d’un enfant. Faisons-nous l’avocat du diable : peut-on les blâmer ?   

[Lire la suite]

 
Restez dans la boucle

FacebookRetrouvez Minorités sur Facebook

TwitterSuivez Minorités sur Twitter