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— Cultural Studies 3
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy.

Pour bien commencer 2012, une troisième revue Cultural Studies, parce qu'on sait que vous aimez ça, bande de geeks. On parlera de l'Algérie, de la crise et de Marine une autre fois, hein. On se lance avec un texte d'Asven Gariah plein de citations bien vues sur les musiques électroniques, on continue avec un texte époustouflant sur la série culte de HBO, Les Sopranos, par Olivier Jubin, et on finit avec un texte de Didier Lestrade sur l'horreur du clubbing au cinéma. Une truc bien érudit, quoi. ♫ Disappointed.

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Musiques électroniques : pourquoi faire bande à part

par Asven Gariah - Mardi 03 janvier 2012

En 2011, la presse s’est emparée d’une vague d’espoir et de solidarité, initiée par la jeunesse, à travers des mouvements contestataires remarquables : révolutions arabes, mouvement des indignés et Occupy Wall Street. Pourtant, si on tend l’oreille, c’est bien quotidiennement le dégoût, la méfiance, et bien aussi le désengagement qui gagnent toute une partie de ma génération. L’extase collective ne signifie plus toujours grand-chose chez les jeunes occidentaux. Plutôt que faire semblant de s’en morfondre, retour sur quelques artistes qui ont su marquer la musique électronique en préférant, justement, jouer aux francs-tireurs.

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Les dilemmes identitaires d’un parrain dans les Sopranos

par Olivier Jubin - Mardi 03 janvier 2012

La série culte de David Chase, diffusée entre 1999 et 2007, a consacré la chaine qui l’a produite, HBO, comme poids lourd de l’industrie culturelle américaine. Alors que sa première saison réunissait à peine 3 millions et demi de spectateurs, l’épisode final a été suivi par 12 millions d’américains. Le style HBO a, notamment grâce à son succès critique et populaire, acquis une telle légitimité qu’il inspire aujourd’hui l’ensemble des chaines américaines. On le reconnaît à son goût pour les représentations de minorités sociales, à savoir dans le cas qui nous intéresse ici, la communauté Italo-américaine.

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Incompatibilité entre clubbing et cinéma

par Didier Lestrade - Dimanche 08 janvier 2012

Le cinéma est comique dans son ratage systématique de la scène de club. Dans tous les films contemporains, le club de house ou de techno est montré sous sa forme la plus complaisante : les mauvais éclairages, les nanas qui dansent super mal dans des cages surélevées ou sur des plots, des balcons en métal style Heaven d'il y a très longtemps, un parfum de mafia russe ou de Miami, des gens sur le dancefloor qui n'ont pas été briefés et une musique toujours, toujours, toujours nulle. Les réalisateurs de cinéma sont souvent étrangers au monde de la nuit et cet exercice de style est donc la risée de leur travail. Ce moment dans un club était sensé être palpitant. Il est juste hilarant dans sa méconnaissance de la club culture.

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