108
— Krisis
Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy

On avait fondé Minorités sur le fait qu'on pensait que la crise n'était pas passagère, on l'avait déjà expliqué. Dans cette revue 108, on continue la série. On dit que les gays sont comme les canaris dans les mines: ils sont les premiers à réagir quand quelque chose ne va pas. Et bien on est mal barrés, si on écoute Didier Lestrade, qui s'y connaît quand même un peu : la presse gay est plus superficielle que jamais et ne connaît ni crise, ni classes sociale, ni économie réelle, ni problème de budget consommation. Manuel Atréide le rejoint sur cette question, avec le basculement de la «communauté» du côté des puissants, car eux ne connaissent pas la crise. Gwyneth Bison nous rammène aux origines, littéralement, avec une histoire grecque, celle de la crise. Les Héllènes ont inventé le terme, il leur renvoie la politesse. Παρακαλώ.

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Gays et crise : c'est la fête!

par Didier Lestrade - Samedi 19 novembre 2011

Quand nous avons relancé Minorités en 2008, nous n'arrêtions pas de publier des textes sur la crise. Nous regardions le crack de Wall Street d'une manière minoritaire, en présentant la bulle des subprimes et ses effets chez tout le monde mais en particulier dans la communauté noire et latino des Etats-Unis, la flambée des denrées premières dans les pays pauvres, les émeutes sur le riz. Et comme il y a plein de gays à Minorités (understatement here), on se posait des questions sur le coût du style de vie gay, l'impact de cet appauvrissement chez les LGBT, dans la culture, le militantisme. Et dans la vie de tous les jours surtout. On se demandait si cela allait provoquer quelque chose.

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It's the economy, idiote!

par Manuel Atréide - Samedi 19 novembre 2011

L'économie, quoi de plus minoritaire comme sujet, du moins dans le champ d'intérêt des LGBT. Parler entreprises, fiscalité, consommation bref, pognon, c'est pas dans le moov'. Pourtant, nous vivons là dedans tous les jours, par le métier que nous exerçons — ou pas , ce que nous achetons pour vivre où nous faire plaisir, les moyens que nous consacrons à notre santé — sujet sensible s'il en est chez les gouines-pd-bi-trans, et même, à notre vieillesse (sujet carrément taboo). Donc, parler pognon ou, pour faire plus sérieux, éco, c'est pas idiot. Enfin je crois.

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Gros sous : la merde sur l'Olympe

par Gwyneth Bison - Samedi 19 novembre 2011

Chers amis. En tant que Gwynethos Bisonakis (mais en ce moment, je souhaite qu'on m'appelle Pétalo), je voudrais ici vous présenter mes excuses pour le peuple grec. Je suis sincèrement désolé du tort qu'ils font en ce moment. Mais, ce n'est vraiment pas étonnant s'ils foutent un bordel pareil et je voudrais vous demander de les comprendre. Certes, les Grecs sont des gens compliqués et difficiles à vivre, mais c'est qu'ils sont affligés de multiples monstres primordiaux, des titans, des géants, des cyclopes qui leur servent de Dieux coupables (car pour les Grecs, même les Dieux sont coupables). Voilà comment commence cette espèce de boulevard pour une psychanalyse (ne vous inquiétez pas, je vous la fait courte).   

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