Ces trentenaires qui disent : « Merde ! » (1)
par Nicolas Johan LePort Letexier - Dimanche 09 janvier 2011
30 ans, universitaire, activiste et charcutier traiteur, il fait ce qu'il peut en espérant revenir au plus vite à la littérature, à la poésie et au tricot.
Crise du catholicisme ? Depuis un long moment déjà , j’ai une curieuse impression, un truc qui ne passe pas. Les jeunes n’ont aucune mémoire, génération sida contre tous les p’tits cons qui n’ont pas accompagné leurs amis au cimetière, la mythologie des sixties, des seventies, des années 80 et 90 entretenues, omniprésentes, suffocantes jusqu’à la nausée. J’avais City Boy, le dernier livre d’Edmund White dans mon sac de vacances. Il m’a fallu deux jours pour terminer cette autobiographie indigeste à force d’auto complaisance où l’auteur, lui aussi, sonne la fin de l’histoire avec son accession à la reconnaissance et au succès. Mon malaise était devenu un point d’interrogation, une boule à l’estomac, une colère informulée.Â
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lors, en rentrant à Paris, j’ai remis le nez dans mes vieux bouquins, dans mes vieux carnets de notes, dans mes agendas des années 2000, dans mes lettres et mes souvenirs de voyages des années 90. Je faisais quoi durant tout ce temps ? Où étaient mes amis pendant que les héros devenaient progressivement les fonctionnaires du temps jadis, tout occupés à fustiger les générations suivantes et à entretenir la flamme de leurs propres souvenirs ? Comment étions nous passé du statut d’enfants héros à celui d’une bande d’idiots, gamins à perpétuité de toutes les générations précédentes, invisibles si ce n’est pour les statistiques du chômage ou de la population carcérale ?
Les enfants des années 80 étaient nés pour avoir 20 ans en l’an 2000 ! Nous allions être la concrétisation de tout ce que nos parents, nos grands parents, nos grands frères et nos grandes sœurs avaient rêvé, ce pourquoi ils s’étaient battus. Un Pape Polonais et anti-communiste venait de monter sur le trône de St Pierre (1978) dans l’élan d’un Concile [1] (1965) attendu depuis deux siècles. Mitterrand venait d’accéder au pouvoir et Barbara chantait Regarde (1981). J’ai été bercé par Pierre Bachelet et son En l’an 2001 (1985), j’ai vu en direct à la télévision le Mur de Berlin tomber (1989), vu Nelson Mandela sortir de prison (1990). Le monde était merveilleux, nous n’allions jouir que du meilleur. La suite, on la connait: le sida (début des années 90), la guerre en Yougoslavie (1992), le génocide rwandais (1994), les crises économiques à répétition, le chômage de masse, l’angoisse du Bug de l’an 2000 et l’apothéose avec les Twins Towers en 2001. Les enfants des années 80 ne pouvaient plus que décevoir, ceux des années 90 étaient déjà atomisés.
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Parce qu’il fallait partir.
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En 1993, je quittais mes parents, La Baule, un univers petit bourgeois que j’exécrais et rentrais en internat, décidé à consacrer ma vie à Dieu et aux plus pauvres. Les consoles de jeux vidéo, les Reebok Pump, les bombers Chevignon et les T-shirts Oxbow avaient colonisé les cours de récréation, nous transformant en panneaux publicitaires ambulants, autant dire qu’il fallait être cinglé pour préférer la pauvreté évangélique ! Nous n’étions pas nombreux à nous lancer sur cette voie mais nous étions passionnés.
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J’avais quitté l’éducation nationale, je ne devais plus connaître des classes de plus de 6 ou 7 élèves jusqu’à l’université. Nous étions à peine une quinzaine dans un château qui nous semblait immense avec des dortoirs devenus inutiles. La dernière génération, dans le dernier Juvénat [2] de France. L’Eglise de Sœur Emmanuelle, de l’abbé Pierre, des prêtres ouvriers [3], celle qui avait souhaité le Concile et l’avait fait, partait à la retraite avec déjà un goût amer dans la bouche. Le monde avait changé, l’Eglise catholique aussi. Je n’avais pas compris que les mouvements religieux ont leur propre temporalité. Le renouveau charismatique [4] se répandait partout en France, l’œcuménisme vivait ses heures de gloire. Mais nous, nous devions nous imprégner des classiques, de la philosophie grecque (Aristote et Platon), des Pères et des Docteurs de l’Eglise (Augustin d’Hippone, Jean Chrysostome, Thomas d’Aquin), comprendre le nouveau catéchisme, explorer les mystiques (St Jean de la Croix, les Thérèse(s) d’Avila et de Lisieux) durant d’interminables heures d’études dans une atmosphère de maison de retraite. Alors que certains chrétiens se lançaient dans « La nouvelle évangélisation » [5] prêché par Jean Paul II et que d’autres s’attachaient encore aux blocs opératoires qui pratiquaient l’avortement, nous apprenions le latin à l’ancienne sous la menace d’innombrables exercices de Bled. Nos bons frères de Ploërmel [6] désapprouvaient ouvertement les extrêmes qui montaient peu à peu dans l’Eglise. Je les trouvais vieux et tièdes alors qu’ils étaient sages et bons. Ils nous répétaient sans relâche de prendre patience, d’apprendre et de comprendre, de nous former avant de nous jeter dans la bataille.
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Je lisais Eugen Drewermann et ses analyses psychanalytiques de la Bible avec avidité et sans trop le comprendre. Certains de nos professeurs nous parlaient en secret de la Théologie de la Libération [7] (Gustavo Gutierrez, Oscar Romero, Helder Camara) à laquelle j’adhérais avec passion sans savoir que notre Pape, devenu une idole, et un cardinal nommé Ratzinger les avaient tous condamnés depuis un bon moment. Je n’avais pas encore lu ni Marx, ni Nietzsche, ni Arendt, je ne connaissais rien à l’histoire récente de l’Amérique latine, j’étais nul en anglais et ne pouvais lire que des textes traduits. Hors de la vie religieuse, mes copains commençaient à choisir leur camp. Certains faisaient leurs premiers rallyes, d’autres partaient à l’étranger, deux ou trois débutaient leur combat avec Greenpeace. Madonna se déshabillait un peu plus chaque année et je savais à peine qui elle était. En 1995, Monseigneur Gaillot venait d’être démis.
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J’avais 15 ans et vu en cachette Philadelphia, le Grand Bleu et Les Nuits Fauves. La chasteté devenait un défi, le monde merveilleux des années 80 avait commencé à virer au cauchemar mais je bouillonnais ! Jean Paul II avait rassemblé 4 millions de personnes à Manille pour les JMJ, j’avais vu Rome et malgré les mises en garde, j’ai décidé d’intégrer ce qu’on appelait une Communauté Nouvelle.
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Cartographie d’espoirs déjà éteints
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L’Eglise Catholique depuis les années 70/80 a vu fleurir une multitude de nouvelles communautés religieuses, cherchant à renouveler la tradition, à retrouver les origines du christianisme, à répondre aux enjeux de la modernité. Mixtes, radicales, toutes expérimentales, souvent œcuméniques, parfois « borderline ». Des Franciscains reprirent leur robe de bure, marchant pieds nus, vivant avec les clochards. Des moines et des moniales se réinstallèrent en ville, prenant des postes dans la vie civile et cherchant à concilier monachisme et vie urbaine. Des religieux, des religieuses, des prêtres et des familles s’installèrent ensemble pour reformer les premières communautés chrétiennes. Renovati, Communauté des Béatitudes, de l’Emmanuel, du Pain de Vie, de Tibériade, de Taizé, du Néo Catéchuménat, Fraternité Monastique de Jérusalem, Frères et Sœurs de St Jean.
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Les institutions romaines, d’abord méfiantes, furent dépassées par l’engouement des milliers de catholiques occidentaux qui s’engagèrent ou se rapprochèrent de ces mouvements. Ceux qui passaient pour des marginaux post Sœur Sourire, presque des hippies cathos, étaient devenus incontournables dans les années 90. Ils devinrent l’image sympathique et réjouissante d’une église jeune, militante, décomplexée, attrayante. Cette ébullition était une réaction post-Conciliaire dont très peu ont réellement compris le sens et les enjeux.
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Ma communauté était l’une des plus représentatives de ce mouvement. Fondée par un couple issu du protestantisme, nous fêtions le shabbat et les fêtes juives en souvenir des premiers chrétiens, la liturgie s’inspirait de l’Orthodoxie, on dansait dans les églises, nous organisions d’immenses rassemblements de jeunes. Comment faire le lien avec un tout autre visage né dans les années 40/50, avec des communautés peu visibles en Europe mais à l’influence grandissante: l’Opus Dei, Les Légionnaires du Christ pour ne parler que d’eux ? En France, l’arbre de la Fraternité St Pie X [8] et des groupuscules intégristes nous cachait une véritable forêt.
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De 1995 à 1997 nous vivions dans une frénésie de rencontres et de lectures. Freud, Lévy Strauss, le Hassidisme, évangélisation sur les plages et jusque dans les discothèques, les squats de toxicomanes à Genève, les communautés œcuméniques, agricoles et autonomes en Angleterre, les maisons d’accueils pour les handicapés, les centre d’aides aux gamins des rues à Bucarest. Des milliers comme nous sillonnaient l’Europe en tous sens, d’un pèlerinage à un autre, d’une communauté à une autre. Pour la première fois un nombre important de parents partaient s’installer aux quatre coins de la planète pour les besoins de leur carrière. Une toile se créait, un réseau.
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Mes amis ne voyageaient plus simplement pour les vacances, ils vivaient à New York, à Berlin, à Singapour. La mondialisation devenait une conscience globale, la communauté européenne une réalité. La psychologie, l’écologie et la bioéthique prenaient de plus en plus de place dans nos débats. Nous étions tous, peu à peu, mis sous pression. Le jeu social aussi avait changé. Certains s’enfonçaient déjà dans un autisme de classe plein de désespoir et rejouaient Moins que Zéro de Bret Easton Ellis. D’autres prenaient la voie sans fin de l’expiation des fautes de leurs parents. L’humanitaire avait des allures de carrière potentielle. Pour tous, il y avait l’angoisse du déclassement, l’habitude de la tragédie médiatique, la culpabilité générationnelle organisée, manipulée et finalement intégrée comme un dommage collatéral démographique. A mesure que nous devenions adultes, les positions s’avéraient plus tranchées. Une amie me balança au visage une photo de Jean Paul II au balcon de Pinochet durant une soirée. Elle avait suivi ses parents au Chili. Les plus paumés, souvent les plus sensibles, découvraient les centres de désintoxication pour adolescents, les services d’accueil de jour, les camisoles chimiques contre les désespoirs existentiels. J’étais au premier rang pour constater le délire de l’équation consumériste: frustrations/consommation/addiction. Bêtement, je n’y voyais qu’une question morale.
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Des Doutes au Silence: Funambule
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Ce fut le début d’un jeu difficile qui a duré de 97 à 99: tenir les exigences de la vie religieuse, tenter de voir et de comprendre ce qui se passait hors de ma galaxie. Mes amis dans et hors du monde catho sont devenus le pivot de cet exercice schizophrénique. Je rencontre de grands prélats: Lustiger, Léonard, Boccardo, Schonborn, Martini. Je discute, je cherche. Les étudiants en théologie et en philosophie se font l’écho des débats qui font rage aux Etats-Unis entre ceux qu’on appellera ensuite les « penseurs de la communauté » [9] et dont l’influence se mesure jusque dans politique étrangère américaine actuelle. MacIntyre, Skinner, Cavanaugh, tout le mouvement Radical Orthodoxy, la pensée du Cardinal de Lubac, celle de John Milbank. C’est bien la société néo-libérale qui pose question. Les copains artistes, écologistes, activistes, altermondialistes qui me racontent les contre sommets du G8, les actions coup de poing de Greenpeace, la première édition du Boom Festival (1997) posent des questions identiques. On se passionne pour les textes d’Hakim Bey surtout son livre TAZ [10] qui circule par les fax des parents dans une traduction terriblement mauvaise. J’assiste déguisé (pour ne pas être reconnu) à la Christopher Street Day de Cologne, je participe à une free party à Angel Kirchen, j’essaie la cocaïne dans une boite parisienne, je cours les galeries d’art contemporain à Londres, ma croix cachée sous mon pull, et abandonnant quelques heures mes sandales pour les baskets de mon ami Jonathan. Certains de mes professeurs nous donnent accès en cachette aux textes d’Elisabeth Badinter, de Simone de Beauvoir, à la Beat génération. Je découvre l’œuvre de Senghor, de Césaire, de Frantz Fanon.
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Le monde se complexifie au point de nous désespérer. L’universalisme à tendance humaniste auquel je m’étais attelé est disqualifié peu à peu par la masse et la spécificité des savoirs. Ce que disait Godard pour le cinéma devient palpable pour à peu près tout. C’était la dernière génération à pouvoir avoir une vision globale de l’histoire et de l’évolution d’une matière, d’un art, d’un mouvement. Je n’arrive plus à suivre. La culture classique est remise en cause pour son ethnocentrisme. La culture contemporaine est démultipliée horizontalement à l’échelle de la planète et verticalement (tout est culture) en englobant toute production humaine. Comment imaginer pouvoir proposer quoi que ce soit pour le futur ? La maîtrise de l’histoire donne aux « anciens » quels qu’ils soient, une autorité rendue presque indiscutable par une réalité numérique écrasante et une hégémonie économique totale en occident. Nous ne pourrons jamais avoir ni leur âge, ni leur argent, ni leur poids politique. Leurs pouvoirs trouvent naturellement sa pérennité dans l’allongement de l’espérance de vie. Ma génération fait ses premiers pas vers la résignation sans se l’avouer encore.
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L’univers ecclésial se referme lentement sur lui-même, les enjeux sont déjà ailleurs. Mes critiques de mon petit séminaire, de ma communauté deviennent inaudibles. Discuter est une agression pour de plus en plus d’amis chrétiens. Le sentiment délirant d’être persécutés par le "Monde" (dans le sens des écrits de St Jean) [11] se répand dans à peu près tous les milieux religieux. Après l’avortement et la pilule, je n’ai pas pris la mesure des conséquences du discours de Jean Paul II sur le préservatif et des impacts du sida dans le monde séculier. En France, le débat sur le Pacs sera sans doute la dernière grande tentative du siècle des catholiques pour peser visiblement dans le débat social et politique. Il achèvera de m’ébranler complètement. Bien qu’étant contre cette loi, je me souviendrai toute ma vie de certains amis hurlants: « les pédés au bûcher ! » et de gens avec un T-shirt noir frappé d’un triangle rose leur répondant « Cathos Fachos ! ». Cette manifestation deviendra pour moi, et pour de nombreuses années, le symbole de la violence politique, de l’incommunicabilité entre des mondes que j’avais toujours cru conciliable par le dialogue intellectuel et le respect.Â
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J’ai 19 ans, je me refuse à choisir un camp, à trancher entre ce que m’inspire ma foi et ce que me montre de plus en plus clairement mon cerveau. Mes amis les plus clairvoyants n’ont déjà plus aucune certitude. Les enfants des années 80 vont bientôt avoir 20 ans. La fête est finie depuis longtemps et l’an 2000 a déjà un avant goût de désastre annoncé. Je quitte ma communauté et rentre au monastère.
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[Lire la deuxième partie...]
Notes
[1] Concile: Assemblée d’évêques et de théologiens pour se prononcer sur les dogmes, la liturgie et la discipline.
[2] Juvénat: école préparatoire à l’entrée au noviciat dans certains ordres religieux. Elle devait assurer les bases d’une bonne formation classique et préparer à l’enseignement.
[3] Prêtres ouvrier: Depuis 1942 des prêtres décident de vivre leur sacerdoce dans le milieu ouvrier, devenant salariés en usine et épousant les combats de la classe ouvrière. Condamnés en 1952 par Pie XII craignant l’influence, ils seront à nouveau autorisés par Paul VI en 1975 après le Concile Vatican II.
[4] Renouveau Charismatique: né du Pentecôtisme Protestant, essentiellement américain, ce mouvement spirituel chrétien basé sur l’utilisation des «dons du St Esprit » s’est rapidement répandu dans la majeure partie des Eglises Chrétiennes à la fin du 20ème siècle.
[5] Expression utilisée par Jean-Paul II.
[6] Congrégation enseignante des Frères de l’Instruction Chrétienne dits "Frères de Ploërmel"
[7] Théologie de la Libération: Courant de pensée Théologique et Mouvement socio-politique venu d’Amérique Latine. Pour la 'pratique' ('praxis' théologique) l'instrument d'analyse et d'observation utilisé est inspiré du marxisme, même si les théologiens de la libération se distancent quasi tous de l'idéologie marxiste. Elle prône la libération des peuples et entend ainsi renouer avec la tradition chrétienne de solidarité. Elle fut condamnée par le Cardinal Ratzinger en 1984 puis par Jean-Paul II en 1987pour ses influences marxistes et ses encouragements à l’engagement politique. Plusieurs figures de ce mouvement furent assassinées par les dictatures militaires.
[8] Mouvement schismatique intégriste (connu pour l’occupation de l’église St Nicolas du Chardonnet à Paris) réuni autour du français Mgr Lefebvre, excommunié par Jean-Paul II en 1988. Ils refusent en bloc les décisions du Concile Vatican II (liberté religieuse, œcuménisme, réformes liturgique). Benoit XVI, en levant l’excommunication, a entamé le processus de réintégration à l’Eglise Romaine.
[9] Cf: Résister au libéralisme, les penseurs de la communauté François Huguenin, CNRS Editions, Paris. Parution octobre 2009.
[10] Lecture en ligne, téléchargement et copie libres autorisés par l’auteur: http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html
[11] Evangile de St Jean, chapitre 15, verset 18: « Si le monde vous hait, sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison le monde vous hait ». A mettre en lien avec la 1ère Epitre de St Jean, chapitre 2, versets 15 et 16.
