L'échec radical des élites politiques en général et de l'élite LGBT en particulier

Les élites françaises essayent de justifier leurs privilèges et leur arrivisme en faisant semblant de lutter pour notre bonheur. Sans trop de succès. Les élites LGBT sont pire encore, poussant mollement la question du mariage et de l’adoption, mais aussi celle de l’homophobie. Pour elles, le mariage ça serait bien avant 2025, l’homophobie c’est très très mal, surtout en banlieue. Son opposition la plus crédible pense que le combat le plus urgent est la lutte contre le sida, les taux de contamination explosant littéralement chez les gays occidentaux. Didier Lestrade a raison sur ce point, mais je pense qu’il faut aller encore plus loin: le vrai combat est celui du bonheur. Le sida, le mariage ou l’homophobie ne sont que des sujet découlant du manque de bonheur, pas sa cause.  

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Laurent Chambon

par Laurent Chambon - Dimanche 21 novembre 2010

Laurent Chambon est docteur en sciences politiques, spécialiste des minorités en politique et dans les médias, ancien élu local travailliste à Amsterdam et chercheur en sciences politiques, et est co-fondateur de Minorités.

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Les élites françaises essayent de justifier leurs privilèges et leur arrivisme en faisant semblant de lutter pour notre bonheur. Sans trop de succès. Les élites LGBT sont pire encore, poussant mollement la question du mariage et de l’adoption, mais aussi celle de l’homophobie. Pour elles, le mariage ça serait bien avant 2025, l’homophobie c’est très très mal, surtout en banlieue. Son opposition la plus crédible pense que le combat le plus urgent est la lutte contre le sida, les taux de contamination explosant littéralement chez les gays occidentaux. Didier Lestrade a raison sur ce point, mais je pense qu’il faut aller encore plus loin: le vrai combat est celui du bonheur. Le sida, le mariage ou l’homophobie ne sont que des sujet découlant du manque de bonheur, pas sa cause.  

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ne des critiques qu’on peut lire le plus souvent (et même chez les hétéros, comme le décrit si bien mon frère Babozor) est que le bonheur et l’amour sont conditionnés de façon quasiment industrielle par le consumérisme. Chez les hétéros, ça passe par une Straight Pride™ normative, où il faut un mari sexy, bon amant mais fidèle, une femme sexy, cochonne mais fidèle, deux enfants (un garçon, une fille) destinés à la réussite sociale et à une sexualité saine et hétérosexuelle, au moins une voiture familiale de fabrication française ou allemande, une maison décorée avec goût mais avec un peu d’humour vintage, un écran géant, une multitude d’objets nomades et une consommation massive de produits alimentaires industriels sans aucun signe d’obésité nulle part. Baisez, mangez, bougez, consommez. Happy!

Chez les gays, on n’est pas moins regardants. Tout le monde doit être jeune et sexy. Même si on est trop vieux et rebelle et qu’on est devenu un bear, il faut être poilu là où il faut et avoir un corps et un visage vraiment très très agréables. En plus d’être riche, le pré-requis est d'avoir bon goût et d'être en parfaite santé, bien sûr.

Sexuellement, tout le monde se doit d’être vraiment performant, un peu kinky pour montrer qu’on est relax. L’orgasme régulier est obligatoire et les boutiques qui vous aident à atteindre cette félicité programmée fleurissent en ligne et dans les quartiers branchés de toutes les capitales du monde, avec plein d’objets compliqués et chers. Le mariage gay vous rend super heureux, votre maison est encore mieux décorée que celle des hétéros, forcément. Vos vacances encore plus ensoleillées et festives, vous avez un désir d’enfant alors que le méchant gouvernement vous interdit d’adopter, et vraiment, l’homophobie en banlieue c’est vilain.

 

 

Consommer ne marche pas

  

Je caricature, mais vous voyez à quoi je fais référence. Curieusement, les endroits de bonheur programmé sont les plus anxiogènes qui soient, et c’est là qu’on voit le plus de gens névrosés et malheureux. La banlieue où j’ai grandi, où chacun s’applique à coller autant que possible aux canons de la Straight Pride™, est un endroit terrible où les gens sont frustrés et souvent violents. Le Leroy Merlin de Massy est l’endroit où on peut assister aux meilleures scènes de ménage. Couples qui se tirent une tronche pas possible, enfants stressés en pleine crise de nerfs. La décoration du nid, quelle activité heureuse et conviviale. Et tellement ludique.

 

Quiconque est resté plus de dix minutes dans le fameux Marais sait qu’on y croise les gym queens les plus névrosées, les « mecs virils » les plus drogués au Prozac™ et les « folles épanouies » les plus réellement folles, au sens médical du terme. Un concentré d’angoisse et de malheur étonnant dans un quartier sûr et libre où chacun peut être comme il l’entend.

 

Tout cela montre qu’il y a un problème, non? Cependant, je pense que la culture de consommation n’est pas la cause de ce malheur collectif, c’est un symptôme. On consomme pour ne pas avoir à remettre en question le reste. Je sais, ça ne fait pas très marxiste matérialiste, mais il faut chercher plus loin encore.

Pour les hétéros, je pense que c’est à eux d’écrire sur le sujet. Ce ne sont pas les ouvrages de psychologie qui manquent, d’ailleurs. Pour les homos, je pense qu’on a un truc central qu’il nous faut réparer en urgence: la haine de soi programmée depuis tout jeune. Nous y sommes un peu plus exposés que les autres, ce qui nous donne une légitimité supplémentaire à en parler.

 

 

Abandonner son enfant,

une solution en vogue

 

L’autre jour, j’étais chez mes parents en banlieue à discuter tranquillement avec ma mère. Elle me demandait pourquoi j’étais tout le temps angoissé pour rien et un peu névrosé. Je lui ai expliqué que j’ai su que j’étais homo tout jeune. J’étais un garçon assez éveillé et sensible, et j’ai très vite compris que si je le montrais à qui que ce soit, je risquais d’être abandonné par ma famille. Je ne pouvais pas être moi-même, même dans ma famille. Depuis, impossible de me relaxer totalement, j’ai toujours un peu peur qu’une catastrophe arrive, même quand tout va bien.

 

« Mais je suis ta mère, une mère n’abandonne pas comme ça son enfant. » 

Et bien si. 

 

Rien que dans notre famille, un cousin s’est suicidé après que ses parents l'ont insulté et rejeté quand il est sorti du placard. Sa mère geint maintenant que son bébé est mort, mais elle l’a tué, cette connasse. Quand mon frère était au collège, un de ses copains a été surpris par sa mère habillé en fille. La famille de gauche moderne qui écoutait Renaud, allait aux manifs contre l’extrême-droite et chantait la tolérance entre les peuples. Sa mère l’a viré de chez elle dans l’instant comme s’il était un squatteur, il a été recueilli par un autre pote de mon frère dont la famille est très active au Front National. Une sacrée leçon de tolérance mal placée.

Un de mes amis, américain, a été prostitué pendant son adolescence car sa belle-mère l’a mis dehors dès qu’il est sorti du placard sans que son père ne dise quoi que ce soit. À la rue, comme ça. La famille de mon mari ne lui a pas parlé depuis 1999, quand une amie de sa mère l’a vu en ville avec son boyfriend de l’époque. Paf, tu n’existes plus. Have a good life, fucking queer. 

Une bonne moitié des homos que je connais ont un parent ou un frère qui ne leur parle plus, dans le meilleur des cas. Les familles recomposées sont un risque (un peu comme dans Cendrillon), mais les familles de gauche bien progressistes ne sont pas épargnées non plus.

On sait très bien que les jeunes homos se suicident plus, se droguent plus et sont plus facilement à la rue que les autres. Être homo, c’est le meilleur moyen de subir la plus grande punition qui puisse être affligée à un enfant ou un adolescent: l’exclusion totale et définitive par les siens. Même quand on n’a rien fait de mal. Au moins quand on est Noir ou Arabe, vos parents ne peuvent pas vous le reprocher.

On nous parle de la sortie du placard comme d’une renaissance nécessaire, et qu’il faut aider les jeunes à le faire. Franchement, je ne suis pas sûr. C’est aussi prendre un risque vraiment énorme. 

 

Ma mère était silencieuse, assez surprise. « Je n’y avais jamais pensé. Tu as raison. Je n’avais aucune idée. »

 

Dans mon cas, heureusement, ça ne s’est pas trop mal passé. Mon frère est super cool, mes parents ont fini par comprendre que les voisins s’en foutaient (et que leur fils est lui aussi sorti du placard...), effectivement mes parents n’abandonneraient jamais leurs enfants, et j’ai la chance d’avoir des amis qui m’aiment comme je suis. Mais je me rends compte que ces années d’angoisse, de peur de rejet, ont laissé des traces. Énormes.

 

 

Aller se remettre les idées

en place dans le Nord

 

Je pense que ce qui a révélé (ou aggravé) les symptômes, c’est l’expatriation. Être loin de sa famille, ses amis, sa langue, sa culture, ses habitudes sociales, c’est une sacrée claque. On est obligé de remettre en cause la plupart des choses qu’on pensait aller de soi, que ce soit la façon de voir la vie, de se comporter en société ou même d’analyser sa propre façon d’être. La Hollande m’a forcé à questionner mon éducation, les canons moraux imposés par les parents, les enseignants et la société, le niveau de violence dans le rapport entre les gens, les priorités sociales...

 

Déjà, quand j’étudiais à Utrecht, tous les Hollandais étaient vraiment surpris qu’à 21 ans je sois encore dans le placard. « Moi je l’ai dit à 9 ans à mes parents qui m’ont dit qu’ils le savaient. Duh. Fin de la discussion. » 

« Je l’ai dit à ma grand-mère, super catholique, quand j’avais 11 ans, elle m’a juste dit de ne pas me laisser intimider par les connards homophobes, que Dieu avait un dessein pour chacun, et que ce n’était pas aux humains de juger de l’orientation sexuelle des autres. Elle a enchaîné sur un "bon, on le finit ce gâteau ou pas?" »

Mon premier copain venait du Limbourg, la province la plus catho et conservatrice du pays. La preuve, il a attendu d’avoir 16 ans pour sortir du placard. Super en retard. Ses parents lui ont dit « Si Robert Long est marié à un homme, a l’air heureux et fait de si belles chansons depuis tant d’années, c’est que ce n’est pas si grave que ça. Mais le dis pas à ta grand-mère qui a le cœur fragile. » En fait la grand-mère en question était celle qui lui avait dit qu’à 16 ans il était temps de parler à ses parents, et qu’elle leur passerait un sacré savon s’ils n’étaient pas exemplaires.

 

Quand je raconte les histoires de profs violents qui hurlent et donnent des heures de rétention quand on ouvre sa trousse en sixième, d’instituteurs qui arrachaient des oreilles d'élèves à Massy ou des policiers qui patrouillent avec des mitraillettes aux Halles, les Hollandais me prennent pour un gros menteur pas crédible du tout. 

Beaucoup de Bataves pensent qu’en France on lit Foucault et Bourdieu en primaire, que le Marquis de Sade a écrit un truc ethnographique et que le savoir-vivre, les droits de l’Homme et la politesse sont des valeurs françaises. Pour eux, en France, tous les hommes ont un foulard et du parfum, les femmes portent des robes d’été rouges en marmonnant des trucs sexy en français, les enfants se tiennent bien à table et adorent les musées, et les oliviers ploient sous les fruits mûrs dans le jardin.

 

On pense que les Hollandais sont tolérants. En fait, ils sont juste moins violents et névrosés que les Français. Ils sont juste moins violemment intolérants. Les parents hollandais abandonnent moins leurs enfants homos, et si c’est le cas il y a plein de structures étatiques qui se chargent d’accueillir ces enfants et de punir et rééduquer les parents. Il y a même des programmes de prévention de la transsexualité. Pas pour changer les enfants, mais pour aider leurs parents à accepter et gérer ça correctement. Car ce n’est ni normal ni acceptable que des parents abandonnent leur enfants. Les enfants hollandais le savent, leurs parents aussi.

Apparemment aux États-Unis et en France, ça fait partie des droits inaliénables des parents.

 

Après presque quinze ans de Pays-Bas et de nombreux voyages en Europe du Nord, mon impression est que les homos y sont moins gravement atteints que les autres. Beaucoup sont même sains d’esprit, en fait. Une grosse majorité est casée de façon plus ou moins heureuse, et si le mariage est loin d’être la clef du bonheur, la relative absence d’homophobie familiale, scolaire ou étatique fait que chacun gère comme il peut ses dysfonctionnements. Au même niveau que les hétéros, on va dire.

Les homos d’Europe du Nord sont moins timbrés que leurs homologues latins parce qu’ils courent moins le risque d’être rejetés. Les Églises néerlandaises (évangélistes et catholique exceptées) sont moins violemment obsédées par les homos. La loi double les peines en cas de violences homophobes (ou racistes). L’armée, la police, les syndicats et les ministères ont leurs mouvements ouvertement gay pour lutter contre ce qui reste d’homophobie. Les parents qui abandonnent leurs enfants sont ostracisés et corrigés assez strictement par la justice et la pression sociale. Même l’extrême-droite explique qu’aucun acte homophobe ne devrait être toléré, même si c’est très malin, ils visent surtout les petits merdeux d’origine marocaine qui sont franchement mal partis dans la vie et terrorisent les couples gays dans les banlieues pourries.

 

 

Les élites LGBT françaises ont failli

 

Donc avant de hurler que l’homophobie c’est méchant, les élites LGBT du Sud (en particulier françaises) ont un sacré travail à faire. Déjà, elles n’ont pas obtenu la mort politique des politiciens homophobes. Je n’ai rien vu de spectaculaire dans leur programme politique pour encadrer sérieusement les parents qui abandonnent leurs enfants, contre les propos homophobes ou racistes des personnes publiques (on a un ministre qui a été condamné pour propos racistes, je le rappelle), contre le placard obligatoire de facto dans la police et l’armée, au gouvernement et dans les administrations publiques. 

La police d’Amsterdam vient de gagner le prix de la diversité. Les groupes de femmes policières et « Roze in Blauw » (rose en bleu), le groupe LGBT de la police, ont aidé à faire évoluer l’accueil des femmes et des homos, et vont donner des cours dans les écoles primaires. La gendarmerie royale était à la Gay Pride pour encourager la diversité et inciter les jeunes homos à s’engager. 

 

Et en France, alors? Je n’y ai pas vu de programme particulier à l’école, de groupes de parole pour jeunes homos facilités par les autorités, de réelle politique pour l’égalité des sexes et la fin de toutes les discriminations. Dans cette ambiance de mépris pour les minorités, d’impunité pour les gens qui ne se comportent pas bien en public comme en privé, de désintérêt pour le peuple et pour les plus faibles, je n’entends pas ces leaders communautaires qui vont se vendre avec autant d’enthousiasme à l’UMP ou au PS. Quitte à négocier l’influence des pédés, autant demander quelques mesures concrètes, nan?

 

Enfin, dans la communauté gay, où en sommes-nous? En Angleterre, même le magazine pouffiasse consummériste Attitude a réussi a faire un numéro assez rafraîchissant en septembre 2010 sur le bonheur. Je ne me souviens pas avoir lu quelque chose d’aussi intéressant dans un magazine français. On y trouve une analyse de nos problèmes (en particulier la peur de l’abandon dont j’ai parlé plus haut), des exemples de névroses assez typiques (alcoolisme, consumérisme, abus de drogue et de sexe, peur de l’engagement émotionnel), mais aussi une liste de bons conseils pour les folles névrosées et celles qui le sont un peu moins. 

 

Un petit résumé pour commencer ce travail sur soi:

– Sortez du placard quand vous êtes prêt et que vous ne courrez aucun danger.

– Soyez responsable de votre propre vie, ne vous comportez pas en victime. Vous seul pouvez faire en sorte de ne pas être drogué, éternellement célibataire et/ou malheureux. Une bonne thérapie peut être utile.

– Acceptez votre corps tel qu’il est. Vous ne pouvez pas vivre continuellement à la gym. Les gens ne vous aimeront pas uniquement pour votre corps mais pour le reste aussi, quoi qu'en disent vos parents, la télé ou les autres folles.

– Faites-vous des amis que vous ne désirez pas sexuellement. Vous passez à côté de plein de gens super si vous ne vous concentrez que sur ceux avec qui vous voulez baiser.

– Trouvez un mentor ou de l’aide. Des amis plus âgés et expérimentés peuvent vous aider à grandir. Pareil avec un bon psy.

– Pas la peine de critiquer les autres continuellement et de les maltraiter quand vous vous sentez mal, ça ne fait qu'accroître le malaise de tous, le vôtre compris.

 

Le programme politique de la communauté devrait être celui du travail sur soi, et sur les leçons qu’on doit tirer pour l’avenir et les générations qui nous suivent. S’aider les uns les autres à réparer nos traumatismes, et pouvoir enfin passer à autre chose. Oui, la possibilité de se marier devrait être un droit, je ne comprends même pas qu'en 2010 on en parle encore. Si les Espagnols et les Portugais l'ont obtenu, ça résume bien l'incompétence de nos élites, non?

En fait, nous avons avant tout le devoir de lutter pour que la prochaine génération ne passe pas son temps à se haïr, à se droguer, à baiser comme des lapins et à être malheureuse. Il faut éviter qu'ils finissent comme nous, en gros.

 

Il nous faut informer les parents, les profs, la police, les élus et les médias. Il faut qu’on arrive à corriger ceux qui abandonnent, maltraitent, violentent ou insultent les jeunes juste pour ce qu’ils sont (ça vaut aussi pour le racisme), et que ces attitudes soient objets à l'opprobre publique. La question dépasse même celle de l’homosexualité. Elle revient à remettre à plat la façon dont on nous élève, la place qu’on nous donne dans la société, le niveau de violence acceptable, les valeurs qu’on cherche à transmettre.

 

Il faudrait que les profs qui terrorisent leurs élèves ne soient plus autorisés à exercer à l’Éducation nationale, que les policiers racistes soient radiés, que les élus qui insultent un groupe ne soient plus éligibles, que les petits chefs qui terrorisent leurs subalternes soient réellement punis. Le Nord de l'Europe fait ça depuis des décennies, et on y est généralement beaucoup plus heureux. Et même plus riche et en meilleure santé. Bien sûr, cela mettrait en danger certaines personnalités et les privilèges de certains. Mais vous préférez que notre Président dorme mal ou que votre enfant soit malheureux?

On nous annonce des muscles et du contrôle, mais pas là où il faut. On veut nettoyer les cités au Kärcher, mais je ne vois pas beaucoup d’ordre et de respect dans l’ensemble de la machine étatique dès lors qu’il convient de faire ce qu’il faut pour que la prochaine génération soit heureuse.

 

Le programme doit être le bonheur, avec deux points essentiels : faire le ménage dans nos têtes, et faire le ménage autour de nous. Nous débarrasser des traumatismes passés et faire en sorte que la source de ces traumatismes soit éradiquée. Ça ne m'intéresse même pas de savoir si ça vient de l'Église catholique, du capitalisme des grandes familles ou d'autre chose. I don't care. C'est une culture de la haine qu'il faut éliminer, point.

 

 

Si dans quelques mois rien de change, qu’aucune organisation politique ou sociétale plus ou moins importante ne réagit à cet article alors que Minorités rassemble des dizaines de milliers de lecteurs, vous saurez ce qu’il vous reste à faire: virer notre pseudo-élite et la bannir à jamais de la vie politique. Place à ceux qui peuvent vraiment changer les choses.

 

Allez, au boulot!


Laurent Chambon

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