L'anti-Wilders veut revenir aux compromis

Haarlem (NL) – Le nouveau chef de file travailliste, l'ancien maire d'Amsterdam Job Cohen, pense que les Pays-Bas doivent à nouveau chercher les compromis raisonnables entre les intérêts différents, comme c'était encore la coutume avant l'assassinat de Pim Fortuyn.
Haarlem (NL) – Le nouveau chef de file travailliste, l'ancien maire d'Amsterdam Job Cohen, pense que les Pays-Bas doivent à nouveau chercher les compromis raisonnables entre les intérêts différents, comme c'était encore la coutume avant l'assassinat de Pim Fortuyn.

Cohen veut « construire une digue contre une société froide et dure où c'est chacun pour soi, où les banques sont aidées mais où les gens doivent se débrouiller. Où la vie est dure sans réseau ou sans argent. Ce n'est pas mon univers. »

 

L'ancien maire, qui dès l'annonce de sa candidature a fait exploser les travaillistes dans les sondages et perdre à Wilders un tiers de son électorat, pense que l'époque néo-libérale est révolue. D'après lui, les partis de droite continuent à s'accrocher à la libéralisation des marchés et aux recettes de Thatcher et de Reagan. Il dénonce les différences croissantes de revenus qui remettent en cause la façon de fonctionner du pays.

 

« Ce qui nous menace le plus est l'attitude du 'Chacun pour soi et Dieu pour tous'. Elle incite à ignorer les problèmes et à isoler les minorités. Si nous continuons ainsi, nous allons détruire ce que nos parents et nos grands-parents ont réussi à construire collectivement grâce à la solidarité. »

 

La réaction de Geert Wilders ne s'est pas faite attendre: « Job Cohen est une catastrophe pour le pays. » Subtil.


Laurent Chambon