« Pas de roses pour la Saint Valentin »

Utrecht (NL) – La directrice de l'organisation écologiste Natuur en Milieu, Mirjam de Rijk, appelle les amoureux à ne pas s'offrir de roses pour la Saint Valentin, parce que des pesticides interdits sont utilisés pour leur culture.
Utrecht (NL) – La directrice de l'organisation écologiste Natuur en Milieu, Mirjam de Rijk, appelle les amoureux à ne pas s'offrir de roses pour la Saint Valentin, parce que des pesticides interdits sont utilisés pour leur culture.

Comme les roses biologiques sont encore trop peu présentes chez les fleuristes, l'organisation appelle les consommateurs à ne pas acheter de roses. Plus de la moitié des roses contrôlées par l'organisation sont bourrées de produits chimiques toxiques et interdits. Comme les contrôles des services d'inspection néerlandais sont notoirement rares, la plupart des roses du pays (qui par ailleurs exporte massivement dans le reste du monde) sont en fait des bombes de pesticides. Les amendes en cas d'utilisation de produits interdits sont tellement basses qu'elles n'ont aucun effet dissuasif.

 

« Il y a maintenant suffisamment de floriculteurs qui travaillent sans pesticides pour prouver qu'une floriculture sans pesticides interdits est possible. Je trouve préoccupant que les floriculteurs, des années après qu'on a prouvé le danger de ces pesticides, continuent à les utiliser. C'est dangereux pour leur santé, pour les employés, c'est mauvais pour l'environnement et à long terme ennueux voire dangereux pour les consommateurs » explique Mirjam de Rijk.

 

L'Algemeen Inspectie Dienst (AID), le service d'inspection en charge de la question, réfute bien sûr ces accusations. Les services de contrôle néerlandais sont réputés pour leur laxisme: services sanitaires laissant des restaurant très sales ouverts au public, animaux malades dans les exploitations (explosion de la fièvre Q des chèvres qui a fait plusieurs morts parmi les humains), Banque centrale qui a autorisé les banques (dont l'islandaise Icesave) à arnaquer les prêteurs et les emprunteurs...


Laurent Chambon