Tu seras beau, et riche.

Tu seras beau car tu devras être mannequin, ou danseur ou chanteur. Tu seras un roi de la scène, riche et heureux. Tu croiras que l’intelligence ne se calcule pas à la longueur des études et tu mépriseras ceux qui en ont fait. Tu seras dans le groupe 1.

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Vincent M.

par Vincent M. - Dimanche 28 octobre 2012

Né à Nice, Vincent M. a 26 ans. Il a fait des études peu clairement définies, entre langue et civilisation japonaises, sciences politiques et relations internationales, et se retrouve aujourd’hui au service commercial et marketing d’un groupe français du CAC 40 à Tokyo, après avoir été analyste au ministère de la défense et chargé de la communication dans les bureaux parisiens d’une administration japonaise (allez comprendre). 

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Tu seras beau car tu devras être mannequin, ou danseur ou chanteur. Tu seras un roi de la scène, riche et heureux. Tu croiras que l’intelligence ne se calcule pas à la longueur des études et tu mépriseras ceux qui en ont fait. Tu seras dans le groupe 1.

u seras riche car tu devras compenser le fait que tu as été moche à l’adolescence. Tu obtiendras un statut à force d’efforts constants et grâce l’école républicaine. Tu passeras par la case classe prépa/grande école. « Corporate » sera ton mari de tes 25 à tes 30 ans car faut penser carrière et tu mépriseras les artistes en tout genre qui ne font rien pour l’économie. Tu seras dans le groupe 2.

Tu seras soit beau soit riche en étant  artiste. Peintre, graphic designer, sculpteur, architecte. Peu importe, du moment que tu « crées » quelque chose. La création te rendra soit riche si tu es très bon, soit beau car c’est toujours mieux pour les PR (public relations). Et tu mépriseras tous ces pseudo artistes, et qui du mannequin, et qui du danseur, et qui du chanteur. Tu seras dans le groupe 3.

Choisis là-dedans, car c’est tout ce que tu pourras avoir comme choix si tu veux être un homosexuel accompli et heureux. Le point commun : avoir des sous.

Finalement, tout le monde se ressemble…et tout le monde se court après.

Le groupe 1 courra après le groupe 2, car à 30 ans, le regret de ne pas avoir fait lesdites études commencera à pointer le bout du nez. Pour te sentir à la hauteur tu penseras à faire une école quelconque pour te dire que tu n’es pas si bête que ça. Tu courras  après le groupe 3 car tu te rendras compte assez vite de la vacuité du monde dans lequel tu vis. Tu te lanceras peut-être même dans l’art.

Le groupe 2 courra après le groupe 1. Le corps que tu n’auras jamais eu, tu le trouveras chez ce dernier. Cependant, vu que tu manqueras de confiance, tu deviendras accro à la salle de sport. Peu importe qu’au collège tu te mangeais les ballons dans la face pendant le cours d’EPS et que tu détestais le sport. Tu te diras qu’en fait « ce n’est pas si mal le sport », même si la gym sera surtout un temple dédié aux excès sexuels. Le groupe 2 courra aussi après le groupe 3, car tous ces créateurs sont l’autre penchant de l’intelligentsia à laquelle tu appartiendras. Surtout vers 30 ans au moment où tu te rendras compte qu’être consultant, ce n’est pas si enrichissant que ça.

Le groupe 3 courra après le groupe 1, car ces éphèbes seront une source d’inspiration, les muses des artistes si complexes qu’ils sont. C’est bien sûr une excuse bidon pour se taper du bogosse, mais on ne va pas le dire. Et le groupe 3 courra après le groupe 2 car malgré tes bon revenus, tu seras attiré par les sous du consultant qui gagne en 1 mois ce que toi tu as gagné en 1 an dans ta vie de bohême.

Et vu que tout le monde se court après, le dieu hipster décida de rassembler ces hommes dans 3m² au centre de la capitale et appela ce lieu « le Marais ». Un bourbier dont il est difficile de sortir quand on y plonge les pieds.

Un hipster, dans le monde gay, c’est juste un assemblage de ces trois visions du monde. Peu d’options nous sont présentées. On te dira rarement que tu as aussi la possibilité de devenir mécanicien, VRP de système de ventilation, ou moniteur de saut à l’élastique. Bref, nos possibilités se voient de suite réduites.

Pour revenir à ces trois groupes, on peut observer qu’ils échangent et partagent, et créent cette culture complètement décomplexé de la consommation, qui croit qu’une putain de chaussure peut-être élevée au rang d’art car désignée par un mec qui a collaboré avec « un rappeur noir parce qu’on adore car le hip hop c’est trop cool, les noirs et les rebeus, ah bon, il a dit que les gays c’étaient des chiens bons à tuer, pas grave, son chargé de communication a dit qu’il était désolé, donc c’est bon, de toutes façons j’ai oublié, le nouveau buzz c’est Lady Gaga, j’aime pas hein , je préfère les groupes underground style Panda Beach Indian Connection, mais putain, Gaga elle a un gros cul quand même, merde demain, je dois aller à la gym aussi, je paye pas 600 euros l’année pour rien, même si bon, c’est pas si cher, hier j’ai décroché un contrat en or avec un client, à moi les primes, je vais enfin pouvoir acheter mon canapé de créateur italien, quoi tu le connais pas, tu lis pas WAD, c’est le créateur qui faisaient des jeans eco-friendly l’an dernier, attends, je te montre sur mon iPhone, ouais, je sais ça craint c’est fabriqué en Chine par des chinois exploités par Fox…euh, y’a un nom avec une renard dedans, je l’ai lu dans le Monde diplo, je suis de gauche tu sais, mais j’ai jamais lu de livres de sociologie, j’ai fait des études utiles moi, putain ils sont cons ces mecs qui font de la littérature, par contre j’ai lu un livre la dernière fois, ils en parlaient dans Têtu, j’ai décidé de le lire, faut quand même que je paraisse pas con, mon nouveau copain il est thésard en philosophie, comment ça je me contredis, bref, c’est surtout une bête au lit, mais je m’ennuie déjà, peut-être que Eric il était pas si mal, mais c’est une histoire ancienne, puis bon, il a vu que je traînais un peu trop sur Grindr, je l’avais désinstallé pourtant, pendant 1 semaine, la vie elle était plus simple avant quand même avant internet, allez on reprend un gin tonic, la bière ça fait grossir, même si parfois c’est cool un bon bear qui boit de la bière, ouais en ce moment j’aime bien les bears, c’est sauvage et tout, on dirait des bûcherons, oh j’en ai marre de la ville, dans deux ans je laisse tout tomber et je vais vivre dans une yourte sur le plateau du Larzac, ça me donne envie, enfin bon, la vie sans internet quand même c’est dur, ça permet d’oublier la solitude le soir quand je suis seul dans mon lit, mais bon, avec le nouveau copain, ça va marcher, peut-être même qu’on se mariera un jour, si ça se fait, enfin si ça se fait, c’est bien, et non, c’est pas du free riding, je vais à la pride tous les ans, je sais que c’est important pour…des trucs politiques là, c’est important qu’on puisse se marier quand même, une fois que ça c’est fait tout sera réglé, rien à foutre que les gays arabes seront toujours dans le pétrin de faire comprendre à leur famille ce qu’ils sont, je veux bien baiser du rebeu, mais pour me marier, je me vois avec un blanc quand même, c’est mieux, et on aura un enfant adopté en Afrique, c’est tellement mignon un petit noir, et puis ça booste l’ego, bref, faut que je rentre, demain je vais à un vernissage, c’est surtout pour le champagne gratuit, l’art, c’est cool, mais faut pas pousser, c’est juste pour avoir des murs moins blancs dans mon deux pièces à prêt sur 30 ans…» C’était long, mais je crois que la communauté homosexuelle de nos jours s’est perdue dans cette nébuleuse, où les références l’emportent sur toute analyse critique et surtout individuelle. Bref, les gays avaient formé une communauté dans les années 80, où l’individu perdait de son importance pour le projet commun, pour l’autre.

Puis tout est retombé quand on a commencé à nous offrir un peu de ce que l’on voulait (le PACS par exemple). On a oublié la lutte, et en tant qu’avant-gardistes des tendances…on a foncé droit dans le mur de la consommation qu’on nous a apportée sur un plateau de marques green economy, de pop electro punk new wave rage chill rock, de meme internet, et de culture mondiale. On a juste oublié le tapis de ronces qui se trouvait en dessous… . L’antynomie des années 80 : la pression des pairs créent un individu narcissique complètement  désinhibé qui ne fait plus attention à l’autre, si ce n’est lesdits pairs.

ET LE PIRE DANS TOUT CA…

C’est que je fais clairement partie d’un de ces groupes. Pour tout vous dire, le groupe 2…et les personnes qui m’attirent font partie du groupe 3. Bien sûr, je suis plus complexe que ça, mes ex et mon actuel partenaire plus profonds que ça. Cependant, je mets peu les pieds dans le Marais, bien que je ne méprise pas l’endroit. C’est juste que si j’y reste plus d’une journée, je commence à voir le monde de cette façon.

Ce monde a ainsi créé des individus renfermés dans des groupes eux-mêmes cloisonnés. Parfois, des gens de tous ces groupes échangent et deviennent très proches. Cependant, n’oubliez pas le nivellement : individu, groupe, et…argent. L’argent et la consommation. Alors même si le consultant ne se sent pas à l’aise avec le mannequin, il peut être sûr qu’un morceau de papier vert (ou jaune, ou violet même) créera un lien exceptionnel.

Mon propos est de voir que ces groupes d’individus sont dans un rapport amour/haine, et cela se retranscrit au niveau individuel. Comme l’a montré Tarek dans un article précédent : tu me parles, donc tu veux coucher avec moi. Je ne veux pas coucher avec toi, donc je te méprise et t’ignore. Si tu veux baiser, va parler à d’autres mecs qui sont seuls. Moi je suis avec ma bande de clones, on a les mêmes goûts, on est tous pareils, mais mon dieu, ce qu’on est différent (bref, tous des adolescents). Alors pour les mecs qui agissent comme ça : non, parfois un être humain va parler à un autre être humain car ce que ce dernier l’intéresse de façon NON-sexuelle.

Peut-être même que vous êtes moche (je devrais dire que vous ne plaisez pas, mais étant donné que souvent votre égo rentre pas dans du XXL, c’est le seul moyen pour vous inciter au régime). Rappelez-vous, vos amis d’enfance, vous les rencontriez au square du coin alors que votre maman était assise sur un banc, et BAM v’là l’amitié qui pointe le bout de son nez. Et comment ça s’est passé ? Vous avez couru vers l’autre gamin, vous avez dit « eh, on joue » et c’était fini. Que vous le vouliez ou non, c’est la base de la relation sociale : établir un lien avec des inconnus.  Dites-moi à quand date votre nouvelle amitié qui n’a pas été instaurée par un ami d’ami ? Ça n’existe presque plus !

Pour ma part, je préfère les communautés des pays que je connais (Irlande, Etats-Unis, Japon) pour une raison simple : je m’y suis fait des amis juste en parlant au hasard à des gens.

La communication semble être restée au centre du rapport humain. Bien sûr, être sur internet, sur l’une des innombrables applications smartphone, cela veut dire « I wanna have sex » ; sortir dans l’espace de la communauté veut dire « I wanna have fun » sans obligatoirement espérer rentrer avec quelqu’un pour combler sa solitude.

DE TOKYO

Je vais prendre un exemple d’une nuit à Shinjuku Nichôme, le quartier gay de Tôkyô. Il y a une très belle étude sociologique du professeur Erick Laurent, intitulé « Les chrysanthèmes roses », que je vous conseille si vous êtes en manque d’orientalisme. Y sont abordées les spécialités ou –sen, qui façonnent tout le paysage de la communauté locale. En effet, un gay au Japon n’aimera (souvent) qu’un seul type d’homme. Il pourra être gachimuchi-sen (spécialisé dans les muscles), kuma-sen (spécialisé bear), debu-sen (spécialisé gros), busu-sen (mon préféré, spécialisé dans les mecs moches...), et finalement gai-sen (spécialisé dans les étrangers. Au fait, ça se lit gaille-sène).

Etant moi-même étranger dans ce pays, il faut dire que beaucoup de mes amis japonais gays font partie des gai-sen. Ainsi, bien que j’essaie de dire que la communication est sclérosée à Paris, au vu de ces explication on peut avancer qu’elle l’est tout autant à Tokyo, ce qui n’est pas faux. Cependant, dans le monde des gai-sen, la communication est magique.  Car à côté des Japonais qui veulent coucher avec Brad Pitt, il y a tous les étrangers qui se sont perdus dans ce pays. Et TOUT LE MONDE SE CONNAIT car aucune animosité réelle n’existe. Alors bien sûr, on peut ne pas s’aimer  car il s’est passé des trucs, que ça a bitché, « qu’il a couché avec mon ex ». Gay boys will be gay boys. Mais une nouvelle personne arrivant dans le coin ne reste jamais seule très longtemps. Il y aura toujours quelqu’un, un local ou un autre étranger, qui lui sautera dessus afin qu’elle ne reste pas longtemps seule. (Pensez maintenant au pauvre garçon fraîchement arrivé à Paris en septembre pour les études, pas encore sûr de lui qui va dans le Marais pour la première fois et qui ne se fera jamais abordé si ce n’est pour baiser. Alors bien sûr, si ce nouvel arrivant est super désinhibé il ira vers les gens. Cependant, le cas d’école est celui du jeune gay qui se retrouve seul dans cet espace où tout ce que j’ai décrit au début du texte se ressent au bout de 10 minutes, et qui se demande bien comment il pourra survivre là-dedans. « Vivement la rentrée, au moins j’aurai un point commun avec les gens qui feront les mêmes études que moi… mais j’aurai toujours pas d’amis gays à qui me confier»)

Donc après s’être fait sauté dessus par n’importe quelle folle assez gentille pour lui faire faire le tour du propriétaire (à Nichôme, c’est vite fait. En 10 minutes l’affaire est réglée) viendra le temps des présentations aux 10 autres amis, aux connaissances qui boivent aussi un coup sur les marches de la superette, puis aux autres mecs qui arriveront plus tard. Et la discussion avance. « Tu fais quoi ? Tu as fait quoi comme études ? Tu vis depuis longtemps ici ? ». Les questions de base. Mais personne ne vous jugera. Les amitiés et couples se formeront sans souci du background. Trader sera avec graphic designer, consultant sera avec consultant, mannequin sera avec informaticien, ingénieur avec ingénieur. Mais toutes ces combinaisons ne se feront pas dans la logique qui veut que l’on interagisse soit avec un membre de son groupe, soit avec un membre du groupe différent pour les frissons de l’inconnu que cela nous apportera. On sera ensemble car au tout début on s’est dit « eh, il a l’air cool lui. Je vais lui parler et on deviendra peut-être potes ». Et de toutes ces interactions naîtra quelque chose de merveilleux, c’est-à-dire l’impression d’avoir un destin commun, sans même avoir à combattre quelque chose (i.e. le sida comme nos aînés, même si on va peut-être recommencer à avoir du boulot). Et je ne sais pas si cette sensation qui touche au plus profond du « soi » parlera à mes jeunes compatriotes.

MAIS

Oui, il y a un mais. Le « mais » est que…je reste français, je reste attaché à beaucoup de choses de mon pays, et pour les relations humaines françaises, c’est leur profondeur que je ne peux jamais oublier. Je n’ai jamais dit que les rapports dans Le Marais n’étaient pas assez forts ou profonds. J’ai juste dit que…toute la culture actuelle empêche d’établir facilement telle relation car nous restons ancrés dans nos préjugés. Ceux-ci n’existent pas je pense à l’étranger ou sont juste moins prégnants. Cependant, à part quelques exceptions, les amitiés que j’ai en France restent beaucoup plus fortes. Soyons un peu chauvins, mais je pense que les rapports amicaux en France sont les plus solides qui existent. J’ai peu expérimenté avec des amis étrangers les conversations dans le noir, sous la couette, qui commencent  après  une soirée, où l’on se retrouve à refaire le monde, à parler de nos angoisses, à échanger sur la vie, à donner des conseils (peut-être pourris, mais on en donne), jusqu’à ce que l’on commence à dormir alors que les gazouillis se font entendre à travers les rideaux où se dessinent les premiers rayons de la journée. Quand on se lie d’amitié en France, on le fait avec les tripes et  le cerveau. Etre amis, ça veut dire confronter deux visions du monde qui n’en deviennent qu’une. De plus, nous sommes extrêmement politisés. Parler politique avec les amis n’est pas un problème, c’est même la base. La possibilité de se disputer sur ces sujets en sachant que cela ne changera rien dans ces rapports profonds. Cela, on ne le trouve qu’en France. Chez mes amis étrangers, c’est rien (je n’aime pas la politique) ou tout (je vais te vomir ma façon de voir la politique et tu devras me dire que j’ai raison, et je n’accepterai pas ce que tu diras, cf. la logique de lobbying à l’étranger).

Et cela est très important dans ce qui va suivre.

MON POINT

J’aimerais que mes compatriotes voyagent, et goûtent à ce plaisir. Celui de pouvoir aborder des gens au hasard dans la rue, dans les bars quand on sort. Ne pas y voir d’arrière-pensée, ni de tentative de drague. Comprendre que même si ça peut commencer par de la drague, être ami reste une option. Comprendre aussi le contraire, qu’en faisant ça vous aurez envie de trouver un pote, mais que ça finira peut-être sur une vie à deux. Qui sait. Tout est possible. Mais le royaume des possibles est en ce moment inaccessible en France, car chacun lui tourne le dos et se perce quand même les yeux pour être sûr de ne pas le voir.

Oublions nos groupes, nos préjugés, oublions de savoir qui est quoi. Acceptons que différents parcours peuvent mener au même objectif, que différents objectifs ont parfois le même point de départ. Acceptons les possibilités qui se trouvent en l’autre, dans l’interaction avec l’autre, et qui pourraient devenir les nôtres. Ne vivons pas dans les stéréotypes, lisons Le Diplo le lundi, et le Figaro le mardi. Et réfléchissons à ce que nous trouvons sur internet, dans les médias. Ne marchons pas au rythme que l’on nous impose.  Observons autour de nous, et débattons. Oublions l’argent dans les rapports humains, surtout chez les gays. N’oublions pas que nous avons quelque chose d’intrinsèque qui nous rassemble.

Combinons ainsi cette manière d’interagir avec l’inconnu que l’on trouve encore à l’étranger, à la profondeur en puissance des rapports humains que nous avons en France, afin de nous épanouir et nous émanciper. De communiquer sur les problèmes qui nous concernent en tant qu’humain, mais aussi en tant que gays (le bareback mes amis, TOUJOURS le bareback). Et donnons à tout cela une dimension politique, car amitié et politique vont de pair chez nous. De là naîtra une communauté, qui elle-même pourrait devenir la génitrice d’un mouvement. Un mouvement qui, espérons-le, fera de grandes choses.

Et vous le savez si vous êtes un lecteur averti de ce site : il y a encore beaucoup à faire.[1] Donc soyons beaux, soyons riches si nous le voulons. Mais soyons avant tout sociaux et sociables. Le résultat n’en sera que mieux.

Et pour votre information, si j’écris ce texte, c’est aussi pour m’en convaincre. Car j’ai encore pas mal de boulot à faire.


Vincent M.

Notes

[1] (comme foutre un putain de préservatif avec tous les mecs avec qui vous couchez. Si vous êtes en couple et exclusifs, allez ensemble faire un test, pas seulement de séropositivité mais de tout ce qu’on vous propose en MST, et arrêtez d’utiliser la capote quand vous êtes sûr que médicalement, il n’y aura aucun problème)

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