La Revue 116: quelques mots

Bon alors là, on rigole plus. Lors de l'anniversaire de la mort de Frantz Fanon, Peggy Pierrot m'a envoyé un message qui se résumait à ça : « Il FAUT en parler ! ». D'autres messages ont suivi (Shahin Vallée, etc.). Apparemment, Le Monde Diplo n'a rien écrit dessus et j'ai proposé à Peggy de coordonner une Revue thématique. Un appel a été lancé sur FB et voilà! (en français dans le texte).
Bon alors là, on rigole plus. Lors de l'anniversaire de la mort de Frantz Fanon, Peggy Pierrot m'a envoyé un message qui se résumait à ça : « Il FAUT en parler ! ». D'autres messages ont suivi (Shahin Vallée, etc.). Apparemment, Le Monde Diplo n'a rien écrit dessus et j'ai proposé à Peggy de coordonner une Revue thématique. Un appel a été lancé sur FB et voilà! (en français dans le texte).

Et on est super fiers de publier le premier texte du Bougnolosophe pour Minorités, quelqu'un que l'on considère comme au centre de tout ce que l'on aime dans l'expression de la-minorité-à-5-millions-de-Français. A travers son texte, nous commençons à nous pencher sérieusement sur la guerre d'Algérie, comme on le fera tout au long de cette année 2012, 50ème anniversaire de l'indépendance. D'ailleurs si ça vous intéresse de participer, come over, don't be shy. Merci pour cette présentation littéraire de Fanon, avec tous les liens et citations qui l'accompagnent. Supreme.

 

On a réussi à faire venir Gregory, une des nombreuses grandes gueules du clan Pierrot! Je suis content! Comme il vit aux Etats-Unis, son angle était tout trouvé : pourquoi le legs de Fanon est au centre de la culture politique américaine, alors que son nom est si occulté en France dans tous les manuels. Encore une fois, c'est un geek gentil et en colère qui vous parle, avec une photo de footballer, on peut pas mieux trouver. A Love supreme.

 

Mohamed Belhorma poursuit ce décryptage par le Fanon caché dans la France d'aujourd'hui, celui du hip hop et celui du déni concernant le colonialisme français. Car tout reste à faire dans ce pays à quelques mois de l'élection présidentielle qui seront suivies par des législatives et la « célébration » du cinquantenaire d'une plaie qui n'a jamais été guérie, ni par la gauche, ni par la droite. Dans cette plaie se sont engouffrés les laïcards de Caroline Fourest & Cie et on a passé les 10 dernières années à grincer des dents, espérant que ça cesse tout en regardant tomber tous ceux qui osaient dire un mot, même Stephane Essel, bordel. C'est à notre tour maintenant. A Love Supreme that lasts forever. 

 

Pour marquer cette Revue, Peggy a choisi un collage d'Emory Douglas (1971) à la place des photos habituelles de Pierre-Jean Lamy et Fabien Lamotte. Cooool.


Didier Lestrade

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