Empêché de vote aux Primaires
par Nasha Gagnebin - Dimanche 09 octobre 2011
De nationalité suisse, il s'engage à 18 ans en politique. Détenteur d'un MA Cinéma et Sciences politiques, il rejoint Paris cette même année, milite au sein d'un parti français et obtient un MFA en Réalisation cinématographique. Travaillant dans l'audiovisuel, il est râleur professionnel, militant à ses heures.
Il paraît que les médias et les journalistes représenteraient le quatrième pouvoir à côté du législatif, de l’exécutif et du judiciaire. C’est intéressant à savoir quand on sait que la plupart de ces journalistes vont là ou le vent les porte.
O
n est en droit de se demander quelles sont les opinions politiques de ces journalistes, cela permettrait aussi au téléspectateur ou au lecteur de comprendre le point de vue que le journaliste veut donner lorsqu’il rapporte des faits et des informations, mais on nous rétorque que pour l’impartialité de l’information, cela ne peut se faire. La plupart du temps, on regarde une prestation de Perrenaud et l’on se dit « Oui, enfin il est proche de ces idées politiques alors bon » sauf qu’officiellement, je n’ai encore jamais réellement entendu Chazal ou Perrenaud dire pour qui ils voteraient, aujourd’hui. Quand on voit comment Nathalie Kosciusko-Morizet a réagi aux questions de Anne-Sophie Lapix, on se rend compte que les politiciens ne sont plus habitués à être confrontés à des journalistes qui font leur boulot, mais attendent d’eux une réelle connivence envers eux.
Mais le Web 2.0 a cette capacité extraordinaire de faire bouger les lignes parfois plus vite que l’on voudrait. Dès lors, moi qui suis actif dans un parti engagé dans la primaire citoyenne co-organisée conjointement par le Parti socialiste (PS) et le Parti radical de gauche (PRG), j’ai été effaré de lire les commentaires sur les réseaux sociaux et notamment Twitter concernant mon « poulain ».
Reprenons dès le début. En 2002, le PRG présente Christiane Taubira qui obtient 2,32% des voix au premier tour. Et là, c’est le drame. Le PS vient pleurer avec toutes les responsabilités qu’il porte dans cette élection et cette défaite, le PS fut à mes yeux l’unique responsable de sa propre défaite et d’une campagne que je qualifie de mauvaise. Mais grand seigneur, le PS en faisant une petite autocritique, s’est lancé corps et âme dans le « partners-bashing », et a tapé avec ses gros sabots sur le PRG et Taubira, responsable selon lui, de l’éparpillement des voix qui auraient permis à Jospin de passer le premier tour. On ne cite que peu Chevènement, avec ses 5,33% des voix, ancien ministre et membre du parti de Jospin, alors que Taubira n’avait pas été ministre sous Jospin ni même membre du Parti socialiste.
Cherchez l’erreur.
En 2007, le PRG, un peu traumatisé et encore sonné des sabots reçus sur sa tronche par le PS, décidait de soutenir, avant même la primaire organisée au sein du PS, le candidat ou la candidate qui sortirait vainqueur à l’interne. Ségolène Royal apparut dès lors sur des affiches ne comportant « que » le logo du PRG, puisqu’elle fut également la candidate, on pourrait presque dire, officielle, du Parti radical de gauche.
Mais tout le monde oublie de dire une chose : l’idée de primaires a été proposée déjà en 2006 par le PRG en proposant par la voix de son Président Jean-Michel Baylet un projet de loi au Sénat sur l’organisation de primaires à gauche. Montebourg n’a donc strictement rien inventé. Il était donc logique qu’en 2011, le PRG participe à ces primaires.
Alors que toutes les conditions n’avaient pas forcément été réunies pour que le PRG y participe, souvenez-vous de mon post sur le PS et le droit de vote des étrangers, j’ai poussé un coup de gueule à l’interne : j’aurais donc été utile pour tracter en faveur de Royal - et je soulignerai ici la loyauté du PRG envers la candidate du PS, ce qui n’est pas forcément le cas des différents courants du PS qui n’ont pas tous joué le jeu de l’unité derrière leur candidate – mais ma voix d’étranger actif dans un parti n’aurait pas été utile pour désigner la candidature PS à la présidentielle de 2012. On m’assura à l’interne que l’idée du droit de vote des étrangers avait été transmise au PS qui reprit donc l’idée un peu plus tard, une fois que l’organisation des primaires avait été mise sur pieds. J’y reviendrai, sur cette « envie » du PS de faire voter les étrangers un peu plus tard.
Le candidat PRG a mené donc campagne, malgré ce que le Nouvel Obs affirme, s’est organisé pour se faire voir et se faire entendre et a donné une légitimité extraordinaire à ces primaires socialistes devenues des primaires « citoyennes », puisque le simple fait d’avoir un candidat autre que socialiste faisait de cette primaire quelque chose d’ouvert et non plus fermé et restreint qu’à l’unique parti socialiste.
Il fut donc intéressant de voir que la presse fut incapable de passer du terme « primaire socialiste » à « primaires citoyennes » en qualifiant systématiquement les « six candidats PS » ou en oubliant tout bonnement le candidat PRG comme ce fut le cas du 20h de France 2 qui invita successivement les cinq candidats socialistes et délibérément n’invita pas le candidat PRG. Il en fut de même avec les Unes de Libération : les 5 candidats socialistes eurent une pleine page en titre, le candidat PRG reçut un tiers de page et encore. Ce traitement inéquitable fut donc constaté, mais ne surprit finalement personne.
L’Italie de Berlusconi n’aurait pas fait mieux.
Les journalistes et la presse en général vont là ou le vent les porte, il n’y avait décidemment aucune information étonnante d’apprendre que sur cinq candidats, les chances d’exposition au public ne seraient que peu respectées. Baylet parla de Laïcité lors du second débat et le soit-disant politologue-propagandiste Stéphane Rozes affirma sur le plateau de LCP que « personne n’avait parlé de laïcité ». Têtu parla du débat organisé par HES France sur la position des candidats à la primaire : tous furent cités, sauf le PRG qui, en ce qui concerne la GPA notamment, va plus loin que les petits camarades socialistes. Imaginez : six représentants des candidats viennent exposer les faits, et l’article de Têtu reprend les cinq positions des cinq candidats socialistes. Pas un seul mot pour le candidat radical de gauche. On sait que Têtu est une sorte d’organe de presse du PS, mais de là à supprimer tout bonnement la présence du sixième candidat fait mal autant à la diversité de l’opinion qu’à la soit disante irréprochabilité journalistique.
Le candidat Baylet étant crédité de 1% dans les sondages, certains se disent qu’il est inutile de parler de tout le monde. C’est une explication, mais le devoir du journaliste est d’informer, on peut donc dire que lors de ces primaires citoyennes, les journalistes dans leur grande majorité n’ont pas fait correctement leur travail. Cela n’étonnera personne, me direz-vous. Quand on voit comment ils ont fait leur boulot sous Sarkozy…
En 2002, le PRG se présente donc contre le PS et le premier est considéré comme responsable de la défaite du second.
En 2007, le PRG soutient avant même qu’il ne soit désigné, le candidat du PS.
En 2011, l’inventeur des primaires participe donc aux Primaires citoyennes. Et là, c’est les supporters du PS qui s’excitent : le PRG n’aurait rien à y faire, le PRG est inutile, le PRG doit rester inaudible.
La preuve par Twitter
Il a suffi du premier débat pour s’en rendre compte sur Twitter. La majorité parlait de Baylet et de sa cravate, voire d’aller « faire pipi » quand il parlait. Le second débat marqua une sorte de tournant. Aubry, Hollande, et les autres citaient Jean-Michel Baylet, on était presque arrivé dans la primaire du Parti Radical de Gauche tant tout le monde était d’accord avec ce qu’il disait. Lors du troisième débat ce fut rebelote. Les « journalistes » et pas mal de supporters du PS ont passé leur temps à dénigrer Baylet. Le PRG est inutile, insipide, inexistant, on ne devrait pas lui donner la parole, il n’a rien à faire dans ces primaires. J’ai même lu que le PRG n’avait rien à y faire, puisqu’il était pro-Sarkozyste. A ma connaissance, aucun membre du PRG n’a rejoint Sarkozy. Par contre, Besson, Bockel, Kouchner et j’en passe, furent tous membres du PS et sont allés travailler pour l’UMP. Avant de voir la paille dans l’œil de son voisin…
Extraits choisis sur Twitter dénotant le « respect » que les sympathisants et membres du PS ont envers leurs « partenaires » du « rassemblement à gauche » :
@AmelieLanglais, conseillère territoriale PS : « Je prends les paris : Baylet va se présenter aux présidentielles malgré les primaires.... pfff »
@RoyalGapencais5, soutien de Royal, explique : « Mais que fait un Baylet dans cette histoire de primaires? On ne se rappellera plus de lui après dimanche prochain ». @Romain Pigenel soutenant Hollande renchérit : « Baylet et Mazerolle c'est un peu Dupont et Dupond non? ».
@Mel036, encartée PS poursuit : « Et Baylet maintenant… je ne suis pas prête de me réveiller ».
@Laure_Mezarigue « Mazerolles: "Donnons la parole à la faconde du Sud-Ouest qui n'arrive pas à s'exprimer" On est obligés ? #Baylet #primaires »
@helenefavier : « Baylet parle, les partisans de Royal s'endorment »
@olivier95220 de gauche : « Il parle quand Baylet ! Faut que je fasse la vaisselle moi ! »
@Romain_Pigenel toujours : « Saluons Baylet qui donne une left-credibility en béton aux autres candidats »
@kennywest2, logo PS sur son avatar, renchérit : « Je me demande à quoi il sert Baylet ! »
@Ofer_Reed « Baylet "je suis le seul ici chef d'entreprise" il oublie que c'est la #primairePS... PS ! »
Clou du spectacle :
@cgirard, Girard, Adjoint au Maire de Paris est condescendant : « Montebourg: Madame Môsieur Bonne année. Roya l:17 millions Hollande: solliciteur Aubry: parle sans notes Vals: aimez-moi Baylet : chemise parfaite ».
Souvenez-vous, je disais que les journalistes ne disaient que peu leurs opinions politiques. Grâce à Twitter, ce n’est donc plus le cas. Je n’ai pas corrigé les fautes d’orthographe, petit signe de « l’excellence journalistique » à la française :
@Exekiel « Pourquoi laisse-t-on parler Jean-Michel Baylet ? Personne ne votera pour lui, je trouve ça cruel. »
@massestamberger « Clivage net entre les candidats : Etatistes (Montebourg, Aubry, Royal), Social-libéral (Valls), régulationniste (Hollande). Baylet : N.C. »
J’ai répondu que s’il ne savait pas que Baylet était social-libéral, en tant que journaliste, il ferait mieux de cesser immédiatement son travail. Il m’a répondu que « N.C voulait dire non classé et pas néo-communiste comme tu sembles l'avoir interprété...»
Décidemment, ces « journalistes » savent de quoi ils parlent. Je me demande quel joint il a du fumer pour passer de « social-libéral » à « néo-communiste ». Il doit faire partie de ces journaliste qui pensent que « Radical de Gauche » signifie « Radical à Gauche »
@FMatonti, professeure de Sciences Po à Paris 1 nous laisse un formidable commentaire agrémenté d’une superbe faute d’orthographe (si les Professeurs s’y mettent, on n’est pas dans la M ) « C'est partie pour Baylet, je vais faire à manger #Primaires »
@makno : « avec Baylet comme pilote dans l'avion, bonjour les turbulences »
@JoReport : « Personne n'écoute Baylet. Le pauvre. »
@Tarus2 : « Jean-Michel Baylet... Il fait quoi ici lui ? »
@RafiHamal : « Baylet et la menace fantpme.... y a pas à dire, ses chances de défaites sont intactes »
@Talermoincon : « Voiture-Baylet. »
@yannickvely « Quand Baylet parle, ma télé passe en noir et blanc. Pourquoi? »
@mikaeltorz : « Baylet me fait penser au XVdeFrance, juste là pour amuser la gallerie devant la caméra et transparent quand ça devient sérieux. »
@Assia_H : « Jean-Michel Baylet, c'est un peu le Gérard Schivardi de la primaire PS, non ? »
@AlbertZennou : « Enfin, le PRG a donné un grand coup de Baylet ce soir »
@Bonnefous : « Valls: il faut. Royal: je veux. Aubry: nous devons. Hollande: un, deux, trois. Montebourg: cher monsieur. Baylet: mais enfin. »
@TheoSouman : « Au tour de coach Baylet de s'exprimer après le match devant le panneau pub : "on a manqué de réalisme" #NouvelleStarduPS #primairePS »
Que les soutiens des autres candidats trashent la participation du PRG et de son candidat à cette primaire, soit. C’est de bonne guerre. Mais il est intéressant de se rendre compte que Baylet soulève beaucoup de critiques sur sa chemise et son accent. Eva Joly et la chanteuse Luce de Nouvelle Star ont du souci à se faire: décidemment le parisianisme est à la mode ces temps-ci.
Que les « journalistes » ne savent même pas qui est Baylet, ça fait peur. Avoir un avis sur la question, c’est aussi connaître un minimum sur la chose avant de l’ouvrir. A en lire certains, on se dit qu’avec eux en tant que journalistes, le relais de l’information a de beaux jours devant lui en France (ironie).
Résumons l’idée des sympathisants et membre du PS: si le PRG se présente contre le PS, c’est le responsable de sa défaite. Quand le PRG participe à des primaires à gauche, c’est un intrus, un indésirable.
Les socialistes devraient un peu commencer à savoir ce qu’ils veulent. Ils ne peuvent décidemment pas invoquer le « vote utile » qui, pour moi, est une invention d’un parti hégémonique servant à ringardiser tout autre mode de pensée différent du sien. S’ils ne veulent pas de vote inutile, les socialistes n’ont qu’à imposer une dictature du parti unique et basta. Lorsque des primaires à gauche sont ouvertes, il faut premièrement accepter tout le monde qui veut y participer et qui partage les idées communes à gauche, mais on se rend compte que de toute façon c’est « Mission Impossible » du côté du PS. Sans cesse, les barons du PS, les sympathisants et membres du PS se sont amusés à trasher le PRG, à trouver sa présence inutile, à ne pas comprendre ce que l’intrus PRG faisait chez eux. C’est dommage. Cela montre que de toutes les manières, le PS est un parti hégémonique, incapable de réellement rassembler, et plutôt lâche en tirant dans le dos de ses partenaires.
Comment pouvons-nous un seul instant légitimer ce bashing en règle, cette condescendance parfaite ? Je me pose la question. Apparemment, peux de gens se la posent au sein du PS, et cela est plus qu’effrayant.
Le programme...
Au niveau des questions LGBT, le programme de Baylet est le plus libéral, et le plus ouvert sur toutes les questions. Au niveau des libertés individuelles, je suis un partisan de l’euthanasie lorsque cette dernière est demandée et je refuse ce conservatisme judéo-chrétien qui règne au PS sur cette question de société. En tant qu’Européen convaincu, mais fédéraliste Suisse, je crois fermement qu’une Europe fédérale dotée d’une politique budgétaire commune est la réponse à la crise, d’ailleurs les deux pays se sortant très bien de la crise, la Suisse alignant des budgets positifs depuis 2008 à la fin de chaque année depuis le début de la crise, sont des pays fédéralistes dotés d’un budget fédéral. Au niveau du cannabis, mesure proposée par le PRG depuis des années et des années, fourni en pharmacie, je suis pour. Je ne consomme pas de cannabis, mais je viens d’un pays où l’on distribue de l’héroïne en pharmacie. La Suisse, de ce point de vue là, est en avance sur cette France conservatrice à gauche comme à droite, sur l’envie de fermer les yeux sur ces problèmes de société et c’est vrai qu’en Suisse, les politiques publiques de la drogue sont exemplaires. Il y a des poubelles à seringues dans les rues, il y a des centres de shoots, bref, le problème est là, on ne ferme pas les yeux, on le traite.
J’ai lu les programmes de tous les six candidats et je pense que très peu ont réellement lu celui du candidat PRG, mais profitent pour le critiquer et le rejeter: logique, on parle de ce qu’on ne connaît pas – certains en parlent même sans connaître le logo du parti c’est dire, n’est-ce pas Monsieur X ? Je pense que le programme du PRG peut influencer d’une petite façon ce qui adviendra en 2012, et sans droit de vote légal, en 2011, je voterai — si le PS aura fait son travail — pour le PRG.
Ces primaires auront offert la possibilité à toutes et tous de s’informer. Réellement. Après, finalement, libre à tous de critiquer sans connaître, d’invoquer le « vote utile » pour dénigrer le PRG ou de réclamer au PS le rassemblement à gauche pour mieux taper sur ses partenaires et leur dénigrer le droit démocratique de présenter ses idées, un autre concept de société pour la France.
Libéral et de Gauche, ce n’est pas antinomique. Et quitte à être de gauche, je me plais dans ce libéralisme sociétal qui pourrait enfin, tout en affirmant sa qualité de partenaire fiable à gauche, faire un peu avancer la France vers quelque chose de moderne. Que le PRG participe à cette primaire citoyenne pour obtenir des sièges lors de prochaines élections, so what ? Le rôle d’un parti est d’exister. Si le PRG doit passer par là pour continuer d’exister et apporter une sensibilité à gauche différente du Front de Gauche, d’Europe Ecologie Les Verts et du PS, qu’il le fasse.
J’aurais décidé évidemment de voter à ces primaires. Non seulement parce que depuis l’an passé, j’ai fait des pieds et des mains pour que mon parti insiste sur le fait qu’en tant qu’étranger, je puisse voter. Mais je voterais aussi parce que j’estime que ces primaires sont bonnes, intéressantes, démontrent malgré tout une belle façade et évitera le lâchage puis le lynchage des membres du PS suite à la désignation d’un autre candidat que celui de leur courant.
Je dis « j’aurais ».
Car apparemment, mon parti a demandé mollement au PS du Xeme arrondissement de Paris et à son Maire Rémi Féraud pour que je puisse voter et le PS lui aurait rétorqué qu’il n’était pas possible, et que pour ce faire j’aurais du m’inscrire sur les listes internet avant Juillet 2011 en adhérant au PS. Petit hic, je ne vais pas adhérer au PS quand je suis déjà membre du PRG.
A ce jour, où j’écris ce texte, mon cas n’est toujours pas « réglé » — je l’espère.
Torts partagés, PRG Paris et PS Xeme arrondissement sont tous deux coupables. Les premiers de leur mollesse, les seconds de leur non-respect de leurs principes démocratiques. Pour les seconds, c’est probablement encore plus grave.
Cela démontre encore une fois et malgré tout que le PS se dit en faveur du droit de vote des étrangers quand cela l’arrange, mais que pour les socialistes, il leur est impossible de leur donner ce vote quand ce même vote servirait à désigner un autre candidat qu’un des leurs.
Avec cela, en ajoutant le fait que les partisans de deux candidates au Secrétariat s’accusaient mutuellement d’avoir bourré des urnes, on se dit qu’avec la Gauche, on sera mieux servi qu’actuellement, mais que cette gauche a ses parts d’ombre, ses hypocrisies et tout le reste.
En ayant lu les commentaires également des partisans d’Europe Ecologie Les Verts et du Front de Gauche concernant la présence indésirable du PRG dans cette primaire, je me réjouis finalement que dans quelques temps, ce seront les mêmes qui devront écouter les sympathisants et membres du PS dire que leur candidature est inutile et insipide, qu’ils mettent à mal le « vote utile ». Comme toujours et comme je le dis souvent, tout cela prouvera encore une fois qu’on est toujours le con d’un autre.
